Le conflit entre la junte malienne et la compagnie minière canadienne Barrick Gold est terminé, ont annoncé e lundi les deux parties. Un accord a été trouvé sur plusieurs points en lien avec la plus grande mine d’or du Mali, le gisement de Loulo-Gounkoto, exploité par Barrick Gold.
Selon l’accord, toutes les charges contre Barrick Gold et ses employés sont abandonnées. La libération des quatre responsables maliens de la société détenus à Bamako depuis septembre 2024 est donc engagée.
Sur l’important complexe minier aurifère de Loulo-Gounkoto, « les opérations de contrôle seront restituées à Barrick ». La mine était sous administration provisoire depuis le mois de juin après une escalade de tensions inédites.
En contrepartie, Barrick s’engage à retirer sa demande d’arbitrage devant le Centre international pour le règlement des différends liés aux investissements (Cirdi), une organisation internationale faisant partie du groupe de la Banque mondiale basée à Washington.
Pour les deux parties, il y avait urgence à conclure un accord, avec un manque à gagner trop important pour Barrick. Quant au Mali, il subit depuis trois mois un blocus imposé par des jihadistes du Jnim, ce qui paralyse l’économie, met à mal la production du minerai, alors que l’or contribue à hauteur d’un quart du budget du pays.








