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La Tunisie a toujours plaidé en faveur du respect mutuel et la reconnaissance de ses choix souverains

Les pays méditerranéens et européens célèbrent, vendredi, la Journée de la Méditerranée et le lancement officiel du Pacte pour la Méditerranée. Un événement marquant et le début d’un processus stratégique.
« Un processus au cours duquel nous avons considéré la Méditerranée comme un espace partagé de paix, de prospérité et de stabilité », a déclaré, vendredi, à Barcelone, la Commissaire européenne pour la Méditerranée, Dubravca Suica.
Le processus de Barcelone vise à établir un partenariat global euro-méditerranéen pour faire de toute la Méditerranée un espace commun de paix, de résilience et de prospérité, au moyen d’un renforcement du dialogue politique et de sécurité, d’un partenariat économique et financier et d’un partenariat social, culturel et humain orienté vers le futur.
Nous voulons une réelle valeur ajoutée pour nos citoyens et nos économies, nous voulons une nouvelle vision et une nouvelle stratégie, a déclaré la Commissaire européenne pour la Méditerranée, Dubravca Suica.
C’est dans l’esprit du Processus de Barcelone que nous faisons aujourd’hui avancer notre coopération. Notre Pacte pour la Méditerranée constitue le cadre qui guidera ce nouveau départ, a-t-elle ajouté.
La question palestinienne indissociable de toute vision de paix et de prospérité méditerranéenne
Au plus haut niveau, la Tunisie a constamment défendu un véritable partenariat euro-méditerranéen repose sur des principes fondamentaux clairement établis : le respect mutuel, la réciprocité et la reconnaissance de ses décisions souveraines de la Tunisie.
Hier encore, le président de la République, Kaïs Saïed, a, en recevant le ministre des Affaires étrangères, insisté sur l’importance de la souveraineté nationale.
« Nous sommes souverains et n’hésiterons jamais à exprimer à cor et à cri nos positions », a-t-il dit, réaffirmant que « la souveraineté nationale n’est plus sujet à négociation. »  
Les autorités tunisiennes ont, par ailleurs, appelé à l’élaboration d’un « nouveau pacte pour la Méditerranée », conçu comme un mécanisme stratégique de long terme destiné à consolider la paix et la sécurité régionales, tout en prenant pleinement en considération les spécificités des pays historiques, économiques et sociales des pays du sud de la Méditerranée.
Cette approche tunisienne insiste sur la nécessité d’un partenariat équilibré, d’égal à égal, qui transcende la logique donateur-bénéficiaire pour s’orienter vers une véritable coopération fondée sur l’intérêt mutuel et le développement partagé.
La vision tunisienne s’articule autour de plusieurs priorités clairement affirmées. Elle met, en premier lieu, l’accent sur un développement économique endogène, fondé prioritairement sur la création d’emplois locaux.
La Tunisie revendique, en outre, l’instauration d’une plus grande justice commerciale, à travers la levée des barrières non tarifaires et la révision des quotas existants.
Elle plaide également en faveur d’une migration légale substantielle, impliquant une ouverture réelle et effective du marché du travail européen.
Par ailleurs, la Tunisie souligne l’importance de la paix et de la sécurité régionales, en appelant notamment à la résolution des conflits, au premier rang desquels figure la question palestinienne.
Pour la Tunisie, la crédibilité du partenariat euro-méditerranéen se mesure à l’aune de l’engagement européen pour une solution juste et durable à la question palestinienne, conformément au droit international et aux résolutions de l’ONU.
Comment peut-on parler de prospérité partagée en Méditerranée alors qu’un peuple entier est soumis à l’occupation, au blocus et subit un génocide avéré et des violations continues de tous ses droits.
Le succès du nouveau Pacte dépendra, donc, de la capacité de l’Europe à entendre et intégrer les aspirations légitimes des pays du Sud, notamment sur la justice commerciale, la mobilité réelle des personnes, et un engagement sans équivoque pour les droits du peuple palestinien.
Sans cette évolution, le risque est grand de voir se perpétuer un partenariat rhétorique plutôt que transformateur.

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