Zenith Energy Ltd a annoncé cette semaine lundi une baisse de son bénéfice, malgré une hausse de son chiffre d’affaires, due à une augmentation des coûts liés à son arbitrage contre la République tunisienne.
La compagnie pétrolière basée à Calgary, au Canada, et présente en Italie, en Tunisie et aux États-Unis, a indiqué que son bénéfice avant impôt avait chuté de 34 % pour le semestre clos le 30 septembre, à 3,8 millions de dollars canadiens (environ 2,1 millions de livres sterling), contre 5,7 millions de dollars canadiens l’année précédente, rapporte Alliance News.
Cette baisse s’explique par l’envolée des frais administratifs, qui ont atteint 7,6 millions de dollars canadiens, contre 277 000 dollars canadiens, en raison des coûts engendrés par l’arbitrage intenté par la société contre la République tunisienne. Les coûts d’arbitrage ont quadruplé, passant de 778 000 dollars canadiens à 3,6 millions de dollars canadiens.
Zenith est actuellement engagée dans deux procédures d’arbitrage distinctes contre la République tunisienne. En 2023, la société avait allégué que les autorités avaient entravé l’extraction de pétrole, ce qui lui avait occasionné des pertes de revenus sur sa concession de Sidi El Kilani.
Les deux procédures ont « progressé de manière significative » au cours de la période et devraient se conclure en 2026, a indiqué la société.
Le chiffre d’affaires a progressé de 20 % pour atteindre 1,1 million de dollars canadiens, contre 911 000 dollars canadiens. La société n’a réalisé aucune production en Tunisie durant cette période, mais a produit et vendu de l’électricité et du gaz à partir de ses actifs italiens.
Le directeur général, Andrea Cattaneo, a déclaré : « La période sous revue a été marquée par d’importants développements opérationnels, institutionnels et juridiques dans tous les principaux secteurs d’activité de l’entreprise.
Zenith a poursuivi le développement de ses initiatives en matière d’énergies renouvelables en Italie, a fait progresser l’obtention des autorisations pour deux projets d’uranium d’importance nationale par le biais de sa filiale italienne historique et a continué de mener une importante procédure d’arbitrage international contre la République tunisienne. »
Pour l’avenir, Cattaneo a ajouté que l’entreprise est « bien positionnée pour une période potentiellement significative de développement et de création de valeur » en 2026.
L’action Zenith a chuté de 4,6 % à 3,63 pence lundi après-midi à Londres.
L’épilogue de l’affaire en avril 2026 !
Zenith révèle que les audiences finales dans cette affaire sont prévues pour avril 2026, ajoutant que e le Tribunal fédéral suisse avait accepté sa demande d’annulation d’une sentence arbitrale l’opposant à la République tunisienne.
Cette compagnie pétrolière avait déposé une plainte auprès de la République tunisienne, réclamant environ 639,5 millions de dollars américains de dommages et intérêts. Zenith affirmait que les autorités tunisiennes avaient entravé l’extraction de pétrole, entraînant un manque à gagner pour l’entreprise sur sa concession de Sidi El Kilani.
La société avait obtenu gain de cause lors de la première instance d’arbitrage (ICC-1), condamnant la Tunisie à verser 9,7 millions de dollars américains. Cependant, en juillet, le tribunal arbitral a refusé d’accorder les 130 millions de dollars américains réclamés par Zenith dans le cadre de la seconde instance.
Les avocats de la société ont dénoncé des irrégularités de procédure graves et répétées lors de l’audience ICC-2. Selon les investigations de Zenith, des liens non divulgués existaient entre des membres du tribunal arbitral et la République tunisienne.








