La Tunisie enregistre, chaque jour, 14 accidents de la route en moyenne, entrainant 3 décès et 19 blessés pour un coût annuel estimé qui dépasse annuellement les 1,7 milliard de dinars.
C’est ce qu’à indiqué, mardi, le colonel-major Haythem Chaabani, chef de division régionale du centre-ouest à l’Observatoire national de la sécurité routière, dans une déclaration aux médias.
S’exprimant à l’occasion de la 16e session du Conseil national de la sécurité routière, organisée à Tunis, Haythem Chaabani, a précisé que malgré une baisse de 10% du nombre d’accidents et de blessés, le nombre de décès dus aux accidents de la route a enregistré une hausse de 5%.
Selon les statistiques de l’Observatoire national de la sécurité routière, pour la période allant de janvier à novembre 2025, les accidents de la route sont aujourd’hui « plus mortels » et « plus graves ».
Le responsable a ajouté les motocyclistes représentent 40% du nombre de décès liés aux accidents de la route, tandis que les piétons en représentent 23%. D’après lui, sur les 2 millions de motocycles circulant en Tunisie, seuls 20 mille sont enregistrés auprès des agences du techniques des transports terrestres. Et d’ajouter que « la plupart des motards ne possèdent pas de permis ».
Il a, également, tenu à rappeler que l’utilisation des motocycles pour le transport de personnes est interdite par la loi et constitue une infraction routière.
Haythem Chaabani a, à cette occasion, appelé à la nécessité de lutter contre les comportements à risque et à libérer les trottoirs, dont 50% sont occupés illicitement soit par des voitures, soit par des étals anarchiques.
Il a aussi insisté sur l’importance de soutenir les autorités régionales afin de mieux protéger les piétons, conformément à la stratégie nationale de sécurité routière.








