Le Royaume d’Arabie Saoudite figure parmi les dix premiers pays en termes de volume d’investissement en Tunisie, avec un montant ayant dépassé, 375 millions de dollars, à fin 2024, a révélé le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, à l’ouverture du Forum d’affaires saoudo-tunisien, tenu lundi à Riyad, saluant la croissance des investissements saoudiens en Tunisie.
Il s’est déclaré satisfait de la présence d’environ 50 entreprises saoudiennes ou à participation saoudienne en Tunisie, dont sept ont réalisé des opérations d’extension au cours des neuf premiers mois de l’année 2025.
Selon le ministre, ce sont des indicateurs positifs qui reflètent la confiance des partenaires saoudiens dans le climat d’investissement en Tunisie et ses atouts compétitifs.
Samir Abdelhafidh a également exprimé l’espoir que ce forum constituera une nouvelle occasion pour échanger sur les moyens de développer le volume et le rythme des investissements et des échanges commerciaux entre les deux pays.
Croissance de 20% des échanges commerciaux dans les 3-5 années à venir
Le ministre de l’Industrie et des Ressources minérales, Bander Alkhorayef, a, d’ailleurs, confirmé que le Royaume ambitionne de continuer à accroître le volume de ses échanges commerciaux avec la Tunisie au cours des trois à cinq prochaines années, après avoir atteint environ 1,12 milliard de riyals saoudiens, soit une croissance de plus de 20 %, et de renforcer les flux d’investissements mutuels entre les deux pays dans la phase à venir.
Dans une interview accordée à au portail d’actualités financières Argaam , le ministre a ajouté que les ambitions vont au-delà des niveaux actuels, compte tenu des plus grandes opportunités de développement commercial, soulignant que les autorités compétentes analysent actuellement les possibilités disponibles pour faire augmenter ces chiffres.
Selon Alkhorayef, des travaux sont en cours pour étudier les difficultés susceptibles d’affecter la croissance des échanges commerciaux, notamment les problèmes et les coûts liés au transport, ainsi que pour lever les obstacles réglementaires entre les deux pays. Il a souligné que plusieurs mesures ont été prises, dont la reconnaissance mutuelle des normes et des incitations pour certaines compagnies maritimes.
En ce qui concerne les principaux secteurs économiques qui devraient stimuler la croissance des investissements entre les deux pays, le ministre a déclaré que cela reposait sur les atouts des deux pays, ajoutant que la Tunisie possédait une expertise reconnue dans les industries agroalimentaires, notamment celles liées aux dattes, à l’huile d’olive et au poisson, ainsi que dans le secteur pharmaceutique.
Il a par ailleurs indiqué qu’il existe déjà des expériences d’investissement dans plusieurs secteurs en dehors de l’industrie, ainsi que dans le secteur du tourisme, pour lequel la Tunisie est bien connue, espérant que l’ouverture du Royaume au tourisme contribuera à créer des opportunités d’investissement conjointes.
Alkhorayef a également souligné que l’industrie automobile connaît une forte croissance dans le Royaume, tandis que la Tunisie dispose de bonnes capacités dans ce domaine, ainsi que dans le secteur des composants aéronautiques, notant que ces secteurs figuraient parmi les sujets abordés avec le Conseil d’affaires saoudo-tunisien.
Il a souligné l’importance pour les conseils d’entreprises d’analyser les différentes stratégies du Royaume — que ce soit dans l’industrie, l’énergie, les mines ou le tourisme — dans le but d’identifier des opportunités d’investissement conjointes pour la période à venir.
Le Forum d’affaires saoudo-tunisien, s’inscrit dans le cadre des travaux de la 12ème session de la commission mixte tuniso-saoudienne. Ce forum réunit un grand nombre d’hommes d’affaires des deux pays, dans des secteurs variés dont l’industrie, les mines, l’agriculture, la santé, la technologie ainsi que le secteur financier.








