Les législatives ivoiriennes du 27 décembre ont entériné la toute-puissance du parti au pouvoir qui détient une écrasante majorité dans toutes les institutions du pays, au risque de menacer de quasi-disparition l’opposition.
Avec près de 80% des députés, un sénat pratiquement monocolore et une large domination dans les municipalités et les conseils régionaux, le parti d’Alassane Ouattara, réélu fin octobre pour un quatrième mandat, ne laisse que des miettes aux autres partis.
Les militants du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) assurent que c’est le dynamisme économique et la stabilité dans une région troublée garantis par Ouattara depuis son arrivée au pouvoir en 2011 qui expliquent ce succès.
Du côté des détracteurs, on pointe une participation faible (35% aux législatives, 50% à la présidentielle) et un verrouillage des élections, avec l’exclusion par la justice de figures de l’opposition, à la présidentielle.








