Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà. Cette assertion de Blaise Pascal a tout lieu de s’inviter dans le débat, par bien des côtés, éristique, qui a éclaté en Tunisie sur le taux de croissance du pays, classé parmi les pires du monde arabe, pour les uns, et relevant de l’hyperbole pour les autres.
Commençons par le « départ de feu ». Une réflexion que l’on doit à l’ancien cadre de la BCT et ex conseiller auprès du conseil d’administration du FM, Sadok Rouai ( cela veut tout dire), qu’il a livrée sous la forme d’un Post sur son compte Facebook que nous reproduisons en extenso :
« Vous voulez savoir pourquoi la Tunisie recule, comme l’a déclaré avec amertume notre footballeur Hannibal ? Lisez cet article paru à la Une de La Presse (OUI à la UNE), où l’auteur s’en prend à Si Ridha Chkoundali, l’accusant de ternir l’image de la Tunisie en rappelant que notre taux de croissance est le plus faible des pays arabes.
C’est ça, la Tunisie : on préfère protéger l’image du pays, même quand il n’y a rien à montrer, plutôt que de s’inquiéter d’un taux de croissance faible, prévu à 2,5 % pour 2025.
On attaque donc le messager, l’accusant de désinformation et faisant à peine voiler une allusion à l’article 54. Le journaliste ajoute : « Ce comportement pose également un problème de principe. La liberté d’expression et la liberté de critique ne sauraient être confondues avec le droit à la désinformation. »
Moi aussi, je réagis. J’enfonce le clou : les projections du FMI montrent que notre taux de croissance s’effondre, passant de 2,5 % en 2025 à 2,1 % en 2026, puis à 1,4 % en 2030, contre 4,2 % et 3,8 % pour le Maroc. Rappelons que cette période correspond au Plan, censé débuter en 2026, dont personne n’a entendu parler.
Durant cette période, le taux de croissance de la notre BELLE TUNISIE EST LE PLUS FAIBLE DES PAYS ARABES. »
L’auteur appuie ses propos par un « tableau extrait de la dernière publication du FMI sur notre région »
Sadok Rouai s’exprimait à l’occasion d’un article publié sur les colonnes du quotidien « La Presse de Tunisie », sous la signature de Samir Dridi ayant pour titre : « Croissance économique : la rigueur des chiffres face aux lectures biaisées »









