Dans un contexte de marchés financiers en mouvance, MAC SA annonce la publication de son document annuel « Rétrospectives boursières 2025 et Perspectives et Stratégie 2026 », une analyse de référence destinée aux investisseurs institutionnels et particuliers.
L’édition 2025 dresse un bilan approfondi d’une année boursière exceptionnelle, marquée par une performance robuste du marché actions, un regain d’intérêt pour les actifs risqués et un environnement macroéconomique en amélioration progressive. Le document revient sur les principaux moteurs de la performance, les secteurs clés et les enseignements à tirer pour les allocations futures.
Au-delà de la rétrospective, cette publication se distingue par une approche stratégique renouvelée pour 2026. La stratégie 2026 se distingue par une approche innovante, intégrant aux côtés des critères fondamentaux, le critère de liquidité des titres dans la sélection des valeurs. À travers cette publication, MAC SA réaffirme sa volonté d’apporter au marché une analyse indépendante, rigoureuse et orientée vers les besoins réels des investisseurs.
Des signaux de redressement après plusieurs années difficiles
L’économie tunisienne montre enfin des signes tangibles de redressement après plusieurs années marquées par une croissance atone et les séquelles de la crise sanitaire. Selon la dernière note économique de la Banque mondiale, la reprise s’appuie principalement sur une meilleure performance agricole, un regain d’activité dans la construction et une saison touristique plus dynamique. Le PIB réel a progressé de2,4% sur les neuf premiers mois de 2025, confirmant un léger changement de trajectoire.
– Une croissance encore insuffisante pour absorber les déséquilibres
Cette amélioration reste toutefois modeste et fragile. La croissance attendue pour 2025 se situe entre 2,4% e t2,6%, avant de se stabiliser à des niveaux comparables en2026-2027. Ces projections demeurent inférieures aux objectifs budgétaires nationaux et surtout en deçà du rythme requis pour réduire durablement les déséquilibres économiques et sociaux.
– Inflation : une normalisation bienvenue, mais incomplète
La décrue de l’inflation constitue l’un des signaux les plus encourageants. Repliée à 5,3% en 2025 après un pic dépassant les 10% début 2023, elle reflète la détente des prix internationaux de l’énergie et des matières premières agricoles. Cette amélioration reste néanmoins partielle, l’inflation alimentaire, notamment les produits frais, demeurant élevée et continuant de peser sur le pouvoir d’achat.
– Équilibres externes : une vulnérabilité toujours présente
Les comptes extérieurs appellent à la vigilance. Le déficit courant s’est élargi sous l’effet d’importations dynamiques et d’exportations peu vigoureuses textiles, phosphate). La solidité des recettes touristiques, des transferts des Tunisiens résidents à l’étranger et la progression significative des investissements directs étrangers, notamment dans les énergies renouvelables, ontpermis d’atténuer les tensions sans les résorber durablement.
– Finances publiques : consolidation progressive, dette élevée
Sur le plan budgétaire, les efforts de consolidation se poursuivent avec un déficit public en légère réduction, tandis que la dette demeure élevée, proche de 85% du PIB. Dans ce contexte, le relèvement récent de la note souveraine par Fitch et Moody’s envoie un signal positif, traduisant une amélioration de la position extérieure et une certaine résilience financière, malgré des contraintes persistantes d’accès aux financements internationaux.
– Marché du travail : le maillon faible de la reprise
Le marché de l’emploi reste l’un des principaux points de fragilité. Avec un taux de chômage de 15,4% au troisième trimestre2025—particulièrement élevé chez les jeunes et les diplômés—la reprise économique peine à se traduire en amélioration sociale tangible. Cette situation pèse sur le pouvoir d’achat et limite la capacité d’épargne des ménages.
– Épargne et investissement : un cercle de faiblesse à briser
Le double affaiblissement de l’épargne (5,7% du Revenu national disponible brut en 2024 selon les comptes de la nation) et de l’investissement (15,2% du PIB) constitue un frein majeur à la relance. Des taux historiquement bas entretiennent un cercle vicieux de faible productivité, de projets différés et de croissance limitée. Sans redynamisation de l’investissement productif, la reprise restera complète et fragile.
– 2026 : une année charnière pour restaurer la confiance
À l’orée de 2026, qui marque le lancement du nouveau plan quinquennal 2026-2030, la Tunisie dispose encore de marges de manœuvre. L’environnement international est moins contraignant, l’inflation recule et certains fondamentaux se stabilisent. Le véritable enjeu réside désormais dans la restauration de la confiance, condition essentielle pour enclencher un cycle durable de croissance, d’investissement et de création d’emplois dans un contexte de stabilité financière.








