Alors que les préparatifs s’accélèrent en vue de la réouverture partielle par Israël du point de passage frontalier de Rafah à Gaza, provisoirement prévue pour dimanche, un différend latent a éclaté entre l’Égypte et Israël concernant le nombre et la nature des Palestiniens autorisés à quitter le territoire et à y revenir.
Nombreux sont ceux qui recherchent des soins médicaux urgents qu’ils ne peuvent obtenir dans un système de santé décimé par Israël au cours de sa guerre génocidaire qui dure depuis plus de deux ans. D’autres souhaitent retrouver leur famille ou reprendre leurs études, projets mis en suspens à cause de la guerre.
Selon un reportage diffusé mercredi par la chaîne de télévision publique israélienne Kan, les négociateurs israéliens ont posé une condition concernant le flux de voyageurs : le nombre de Palestiniens quittant Gaza et entrant en Égypte par le point de passage doit être supérieur au nombre de ceux autorisés à entrer.
La chaîne a rapporté que les autorités égyptiennes ont rejeté cette formule asymétrique, insistant sur un ratio égal d’entrées et de sorties. Le Caire craint, semble-t-il, que la position de Tel-Aviv ne soit une tentative délibérée de provoquer l’émigration et de réduire durablement la population de Gaza.
Alors que le gouverneur du Nord-Sinaï, Khaled Megawer, a affirmé aux médias locaux que l’Égypte était prête opérationnelle « à faire face à tous les scénarios », les mécanismes technologiques mis en place sur le terrain suggèrent un système conçu pour filtrer la population.








