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Au quotidien, chez United Advisers, j’échange avec des investisseurs qui naviguent entre deux réalités : l’envie de saisir les opportunités d’un marché tunisien résilient et la complexité d’un cadre réglementaire en pleine mutation.
En ce début d’année 2026, voici mon analyse sur les enjeux qui dessinent notre paysage économique.
Une résilience confirmée par les chiffres Le dernier rapport de la Banque Mondiale projette une croissance de 2,3 %. Si le chemin vers la relance totale demande de la persévérance, cette stabilité témoigne de la solidité de notre secteur privé. Dans une ère de « Regional-shoring », la Tunisie redevient un partenaire de sécurité et de proximité pour l’industrie européenne.
Loi de Finances 2026 : Entre ambition et réalité opérationnelle La LF 2026 porte des germes de modernisation indéniables, notamment via la digitalisation fiscale. Toutefois, un constat s’impose : la facturation électronique demande une implémentation beaucoup plus progressive. Pour que la transparence ne devienne pas un frein, l’infrastructure publique et le secteur public doivent se mettre au diapason de l’ambition législative.
Le chaînon manquant : Des PME aux projets « Locomotives » Si les mesures actuelles soutiennent le tissu des PME, elles manquent encore de profondeur pour les grands projets privés. Pour attirer des investissements structurants et des locomotives industrielles, la Tunisie doit envoyer un signal fort. La réforme tant attendue du Code de l’Investissement reste le pivot nécessaire pour passer d’une gestion de la conjoncture à une véritable stratégie de développement à long terme.
Des signaux sectoriels qui persistent (TIA & FIPA) Certains pôles continuent pourtant de démontrer leur pouvoir d’attraction :
· Énergies Vertes : Le projet d’interconnexion ELMED avec l’Italie.
· Aéronautique : Un cluster d’excellence qui confirme la valeur de notre capital humain.
· Logistique : L’extension des zones industrielles pour capter la demande de relocalisation.
Ma conviction, Investir en Tunisie en 2026 ne relève pas de l’opportunisme, mais d’une ingénierie de projet rigoureuse. Le succès appartient à ceux qui sauront conjuguer vision stratégique et maîtrise des spécificités fiscales et juridiques locales.
*Khalil Laabidi
Ancien PDG de la FIPA, et ancien président de l’Instance Tunisienne de l’Investissement . Laabidi est actuellement Conseiller en investissement et en développement des affaires, et expert fiscal.









