Le président israélien Isaac Herzog a entamé lundi une visite en Australie sous haute sécurité, marquée par des heurts entre police et manifestants propalestiniens qui dénonçaient sa présence dans le pays.
A Sydney, la manifestation répondait à l’appel du groupe Palestian Action, accusant Herzog de génocide à Gaza et demandant à ce qu’il fasse l’objet d’une enquête conformément aux engagements internationaux de Canberra.
Une autre manifestation se tenait aussi à Melbourne, demandant notamment la fin de l' »occupation » des territoires palestiniens, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Une commission d’enquête indépendante de l’ONU a établi en 2025 qu’Israël commettait un génocide à Gaza depuis le début de la guerre déclenchée par l’attaque du 7-Octobre.
Selon les enquêteurs, qui ne s’expriment pas au nom de l’ONU, Herzog et d’autres dirigeants israéliens ont « incité à commettre un génocide » dans le territoire palestinien.
Si le Conseil exécutif des juifs australiens, la principale organisation représentant la communauté juive, a salué la venue de Herzog, le Conseil juif d’Australie, plus libéral, a désavoué cette visite, reprochant au chef d’Etat la destruction en cours de Gaza.
Il a a publié des encarts pleine page dans des journaux de Sydney et de Melbourne pour protester contre la visite. Signées par 687 Juifs australiens, ces annonces affirment que « Herzog ne parle pas en notre nom » et qu’il n’est « pas le bienvenu ». La directrice exécutive du groupe, Sarah Schwartz, accuse le président israélien d’avoir tenu une rhétorique qui contribuerait à la violence contre les Palestiniens et à l’annexion de territoires en Cisjordanie.








