La Maison Blanche a réitéré son opposition à l’annexion de la Cisjordanie par Israël et a souligné l’importance du maintien de la stabilité sur le territoire dans une déclaration publiée lundi en réponse à l’approbation par le cabinet de sécurité israélien d’une série de mesures visant à étendre l’emprise d’Israel sur les zones que les Palestiniens espèrent voir constituer leur futur État.
« Le président Trump a clairement déclaré qu’il ne soutenait pas l’annexion de la Cisjordanie par Israël », pouvait-on lire dans un communiqué attribué à un responsable de la Maison Blanche et envoyé aux journalistes qui avaient demandé un commentaire sur la décision du cabinet de sécurité prise dimanche.
« Une Cisjordanie stable garantit la sécurité d’Israël et est conforme à l’objectif de cette administration d’instaurer la paix dans la région », a ajouté le responsable de la Maison Blanche.
La déclaration ne condamnait pas directement, ni même n’abordait les mesures approuvées par Israël, qui violent les accords d’Oslo en étendant les pouvoirs administratifs israéliens dans des zones de Cisjordanie censées être sous le contrôle de l’Autorité palestinienne.
Le communiqué de la Maison Blanche publié lundi n’indiquait pas non plus si les États-Unis avaient fait part de leurs préoccupations concernant la décision relative au cabinet de sécurité au gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Elle a déjà publié des déclarations tout aussi vagues appelant à la stabilité en Cisjordanie, en réponse aux décisions controversées d’Israël d’étendre les colonies sur le territoire.
Lors de la dernière rencontre entre Netanyahu et Trump aux États-Unis fin décembre, les conseillers de Trump ont fait part de leur inquiétude quant à la situation en Cisjordanie, s’inquiétant notamment des violences incontrôlées des colons, de l’expansion des colonies et du blocage par Israël de plusieurs milliards de dollars de recettes fiscales de l’Autorité palestinienne, ce qui a conduit le gouvernement basé à Ramallah au bord de l’effondrement, a déclaré à l’époque un responsable américain au Times of Israel.








