e ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré, mardi 17 février, que l’Iran et les États-Unis s’étaient entendus lors de leurs discussions en Suisse sur « un ensemble de principes directeurs », qui pourrait ouvrir la voie à un possible accord.
« Nous avons pu parvenir à un large accord sur un ensemble de principes directeurs, sur la base desquels nous avancerons et commencerons à travailler sur le texte d’un accord potentiel », a déclaré Abbas Araghchi à la télévision d’État, qualifiant la nouvelle session de pourparlers de « plus constructive » que celle du 6 février à Oman.
Téhéran et Washington avaient alors repris des discussions pour la première fois depuis les bombardements américains sur des sites nucléaires iraniens durant la guerre de 12 jours déclenchée en juin par une attaque israélienne contre l’Iran.
Le chef de la diplomatie omanaise, dont le pays assure la médiation dans les pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis, a quant à lui salué les progrès réalisés en Suisse. Ces « négociations indirectes (…) ont permis de réaliser de bons progrès dans l’identification d’objectifs communs et de questions techniques », a écrit Badr al-Busaidi sur son compte X. « Il reste encore beaucoup à faire, et les parties sont reparties avec des objectifs clairs en vue de la prochaine réunion. »
« Cela ne signifie pas que nous pouvons parvenir rapidement à un accord », a toutefois tempéré Abbas Araghchi, reconnaissant qu’il « faudrait du temps pour réduire » l’écart entre les positions des deux parties.
« Il a été convenu que les deux parties poursuivraient leurs travaux sur des projets de textes », après quoi « une date pour une troisième session » sera fixée, a-t-il ajouté.
S’exprimant ensuite à Genève, il s’est félicité qu’une « nouvelle fenêtre d’opportunité » pour un règlement diplomatique aux tensions avec les États-Unis se soit ouverte.








