Les ministres des Finances du G7 sont « prêts » à puiser si besoin dans les réserves stratégiques de pétrole pour tenter d’atténuer la flambée des prix du brut, conséquence de la guerre au Moyen-Orient, mais n’ont pas encore décidé d’y recourir, a annoncé lundi le gouvernement français.
« Nous allons suivre les choses de près, nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires y compris en puisant dans les réserves stratégiques de pétrole de manière à stabiliser le marché », mais « on n’en est pas encore là », a déclaré à la presse le ministre français des Finances Roland Lescure, qui avait réuni ses collègues du G7 en visioconférence pour étudier la situation.
Une telle mesure, si elle s’avérait nécessaire, ne peut être efficace que si elle est mise en oeuvre de façon « coordonnée », a-t-il expliqué depuis Bruxelles, où il participe à une réunion de ses homologues de la zone euro (Eurogroupe).
Les intervenants à la réunion ont d’ailleurs exprimé « une vigilance partagée » et « une volonté très claire de se coordonner étroitement », a précisé l’entourage de Lescure à des journalistes.
Le président français Emmanuel Macron a, lui, estimé que les pays du G7 « s’orient(ai)ent » vers un recours à leurs réserves stratégiques de pétrole, lors d’un déplacement à bord du porte-avions français Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale.
« Les pays du G7 ont en effet des réserves stratégiques. Elles sont faites pour ça, pour piloter les choses dans les moments de tension », a-t-il dit. « Je pense qu’on s’oriente en tout cas vers des mesures techniques de cet ordre ».








