La recherche scientifique est un pilier fondamental de la transition énergétique qui constitue, désormais, une réalité dans le monde, àlaquelle la Tunisie doit s’adapter, a déclaré à l’agence TAP, Afef Ben Abdelghani Bennani, maître de conférences et chercheure à l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tunis (Enit) .
L’universitaire, qui prenait part, avec une délégation de chercheurs tunisiens à l’exposition internationale sur la transition énergétique » KEY 2026″, dans la ville italienne Rimini, a qualifié la recherche scientifique de « fondamentale », pour pouvoir aboutir à une transition énergétique fluide et réussie.
Elle l’est encore, selon elle, dans un contexte mondial difficile marqué par les changements climatiques planétaires et aussi par la disponibilité d’un potentiel énorme d’énergie renouvelable à exploiter.
Revenant sur la participation tunisienne à cette exposition d’envergure, la chercheure a indiqué que l’objectif est d’être en phase avec les nouveautés dans le monde, d’établir des partenariats stratégiques et partant de réduire l’écart technologique et d’innovation.
La transition vers un système énergétique résilient nécessite, toujours d’après elle, des actions de recherche pour initier de nouvelles solutions ou adapter des solutions existantes au contexte local.
Pour la Tunisie qui connait un déficit énergétique, c’est un enjeu stratégique et vital puisque la recherche scientifique aidera à trouver des solutions adaptées à notre réalité.
« C’est à nous chercheurs tunisiens d’encadrer des jeunes chercheurs, d’apporter des solutions et des nouveautés adaptées mais aussi de montrer la faisabilité technico-économique et l’apport des solutions nouvelles dans la transition énergétiques », estime encore l’universitaire.
La recherche scientifique soutient l’innovation technologique nécessaire notamment pour le stockage d’énergie et l’intégration des réseaux, a-t-elle ajouté.
Indice de Transition énergétique 2025 : La Tunisie gagne 27 places
La Tunisie a avancé de 27 places dans le dernier classement des performances de 118 pays dans le monde, en matière d’indicateurs de transition énergétique. Selon le dernier rapport « Energy Transition Index (ETI) 2025, le pays qui était en 2024, au 89ème rang mondial, s’est classé 62ᵉ en 2025 et 2ᵉ dans la région d’Afrique du nord et Moyen-Orient.
Avec un score global de 54,6 points et un bon classement au niveau régional, la Tunisie témoigne, ainsi, de ses avancées consolidées sur la voie de la transition énergétique, d’après ce rapport publié au mois de juin courant, par le Forum économique mondial (WEF).
Selon l’indice du WEF, qui fait l’évaluation des performances de 118 pays selon 43 indicateurs, reposant sur trois grands axes : la sécurité énergétique, la durabilité et l’équité d’accès à l’énergie, la Tunisie s’est distinguée surtout par son aptitude et la préparation de son système énergétique à aller de l’avant sur la voie du déploiement des énergies renouvelables et de la transition énergétique.
Il s’agit en premier lieu, de la sécurité, la durabilité et l’équité de son système énergétique, en dépit des besoins de renforcement de la gouvernance et de l’amélioration des aspects d’innovation et d’investissement.
Sur le plan régional, la Tunisie, avec son score de 54,6 points, s’est forgée une place de choix dans la région MENA, en étant la deuxième juste derrière l’Arabie Saoudite (60ᵉ avec 55,0 points) et avant les Emirats arabes Unis (UAE) (48ᵉ avec 58,4 points).Par rapport à d’autres pays africains, la Tunisie se place derrière un leader continental, qui est le Nigeria (61ᵉ, score ~54,8), et devance des pays tels que la Namibie (64e rang mondial), Maurice (69e), le Maroc (70e), l’Égypte (74e), l’Afrique du Sud (79e), le Kenya (88e) et l’Algérie (89e). La Côte d’Ivoire, quant à elle, ferme le Top 10 africain en se positionnant au 90e rang








