Dix jours après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, l’ONG Human Rights Watch a accusé Israël d’avoir utilisé « illégalement » du phosphore blanc sur des zones habitées au Liban dans le cadre de son offensive contre Hezbollah.
L’association de défense des droits humains a expliqué avoir « vérifié et géolocalisé sept images montrant des munitions au phosphore blanc », ayant explosé au-dessus d’habitations le 3 mars, « dans la localité de Yohmor, dans le sud du Liban ». Des affirmations que l’armée israélienne dit « ne pas pouvoir confirmer ». Et de préciser que sa politique consiste à ne pas utiliser d’obus contenant du phosphore blanc « dans des zones densément peuplées, sauf dans certains cas ».
Ce n’est pas la première fois que des suspicions d’usage de cette arme chimique pèsent sur Israël. Le phosphore blanc est dangereux en cas de contact avec la peau ou les yeux. Sa fumée est toxique et il « brûle tout ce qu’il touche à 850 °C », explique un chercheur environnemental. En plus, il est « hautement soluble dans les graisses et donc dans la chair humaine », ajoute un porte-parole d’Human Rights Watch. Ce dernier insiste : « il peut brûler les personnes thermiquement et chimiquement jusqu’à l’os ».
En cas de forte exposition, le phosphore blanc peut entraîner des « troubles cardiovasculaires et une perte de connaissance, ainsi que des lésions rénales et hépatiques, une altération du niveau de conscience, un coma », et même la mort, précise l’OMS.








