L’adoption de la loi relative à la santé animale et celle au règlement des dettes des agriculteurs fondent l’espoir que les agriculteurs bénéficieront enfin des avantages restants liés à l’assurance et aux garanties, pour lesquels plusieurs propositions de réforme ont été soumises au cours des dernières décennies, a déclaré le conseiller économique de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche, Fathi Ben Khalifa.
Dans une interview à Mosaïque FM, il a assuré que le soutien et l’accompagnement des banques insufflent aux jeunes l’espoir d’investir dans le secteur.
Il a souligné l’importance pour les banques de faire évoluer leur approche du financement agricole en proposant des taux préférentiels et en adoptant une démarche plus flexible vis-à-vis des saisons agricoles et du secteur dans son ensemble, afin de soutenir les agriculteurs. Il a expliqué qu’une baisse de revenus pour un agriculteur au cours d’une saison peut être largement compensée par la suivante, et qu’il est donc injuste de les sanctionner définitivement et de les radier du marché noir simplement parce qu’ils sont en retard dans le paiement de leurs échéances bancaires.
Ben Khalifa a également déclaré que le maintien des capacités de production, garantes de la stabilité du marché, de l’approvisionnement des consommateurs tunisiens et de la sécurité alimentaire, s’inscrit dans la politique d’autosuffisance de l’État. Cette politique repose sur la consommation de la production nationale tunisienne, notamment face aux crises économiques mondiales et à la tendance mondiale à l’autosuffisance.
Ila souligné que le soutien de l’État et des banques au développement des terres agricoles, y compris celles situées aux frontières tunisiennes, contribue à freiner l’exode rural et encourage la jeune génération à investir dans l’agriculture locale. Il a notamment insisté sur l’importance de ce soutien pour les diplômés des six écoles supérieures agricoles et centres de formation professionnelle agricole situés entre Borj El Khadra et Bizerte, afin de valoriser le capital humain dans le développement du secteur agricole et de permettre aux jeunes Tunisiens de rester en Tunisie.








