Dans le silence des autorités; BCT et Gouvernement; l’évolution des billets et monnaies en circulation (BMC) en Tunisie franchit un cap qui confirme une tendance haussière marquée. Selon les statistiques publiées par Banque Centrale de Tunisie, le volume du BMC a atteint 28 021 millions de dinars au 13 mars 2026, poursuivant la progression observée depuis le début de l’année ( 23243MDT une année auparavant, ou 4778 MDT de progression !).
Cette hausse reflète d’abord une prédominante préférence pour les paiements en espèces dans l’économie tunisienne.
Malgré les initiatives visant à développer les moyens de paiement électroniques, le cash reste largement utilisé par les ménages et les entreprises dans les transactions quotidiennes. La circulation fiduciaire constitue ainsi un indicateur important de la liquidité détenue en dehors du système bancaire.
Plusieurs facteurs expliquent cette dynamique, notamment imputée à la réforme récente du système des chèques qui a contribué à réduire leur utilisation dans les échanges commerciaux, ce qui a renforcé le recours aux paiements en espèces.
Par ailleurs, le poids de l’économie informelle continue de stimuler la demande de liquidités, une partie importante des transactions se réalisant encore en dehors des circuits financiers formels.
Néanmoins, pour contextualiser, le mois de ramadan marque une période propice au recours au cash. Cependant, elle ne peut à elle seule expliquer cette hausse vertigineuse.
La progression du BMC peut également avoir des implications pour la liquidité bancaire et la conduite de la politique monétaire. Pour les autorités monétaires, l’enjeu consiste à encourager davantage la digitalisation des paiements et l’inclusion financière afin de réintégrer une partie de cette liquidité dans le système bancaire et améliorer la traçabilité des flux financiers dans l’économie nationale.








Le paiement en espèces est le résultat de la conduite inefficace de la BCT et des contraintes liées aux chèques bancaires. Trop de contraintes et de règlements inefficaces de la BCT tuent l’activité économique. Pour remédier à ces insuffisances, les banques doivent avoir plus de souplesse, d’intelligence et surtout de conseils et d’accompagnement de leurs clients.