Le Japon a confirmé lundi qu’il débloquait à partir de ce jour ses stocks stratégiques de pétrole, début d’une opération mondiale coordonnée par l’Agence internationale de l’Energie (AIE), tout en disant ne pas envisager d’intervention dans le détroit d’Ormuz comme le souhaiterait Donald Trump.
Les 32 pays membres de l’AIE ont décidé mercredi le déstockage de 400 millions de barils de pétrole pour amortir la flambée des prix née de la guerre au Moyen-Orient. Il s’agit du plus important déblocage jamais décidé par l’institution, créée il y a plus de 50 ans.
L’agence avait précisé dimanche que les stocks des pays d’Asie et d’Océanie seraient débloqués « immédiatement » tandis que ceux des Amériques et d’Europe le seraient « fin mars ».
Le Japon, très dépendant du pétrole du Moyen-Orient, a confirmé lundi dans son journal officiel recourir à partir de ce jour à ses réserves.
Le gouvernement a réduit le niveau des stocks privés obligatoires de pétrole brut et produits pétroliers, impliquant de facto le déblocage d’un volume correspondant à 15 jours de consommation nationale.








