Les attaques contre des infrastructures pétrolières du pays du Golfe et la flambée des cours de l’or noir font planer le spectre d’un nouveau choc pétrolier. Mais on n’y est pas encore, estiment des économistes.
Un choc pétrolier s’entend généralement comme une hausse brutale du prix du pétrole, avec une pénurie d’offre et un impact négatif sur la croissance économique mondiale, même s’il n’y a pas de définition unique.
On connaît actuellement « un choc sur les prix de l’énergie » mais « il est peut-être un peu trop tôt pour le qualifier de véritable choc pétrolier » comme ceux de 1973 ou 1979, estime Hélène Baudchon, cheffe économiste adjointe chez BNP Paribas, auprès de l’AFP.
« Les contraintes sur l’offre aujourd’hui sont moins prégnantes » qu’il y a une cinquantaine d’années: elles restent localisées autour du détroit d’Ormuz, où transite habituellement un cinquième de la demande mondiale d’hydrocarbures.
Les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont aussi décidé de débloquer 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques. L’AIE est prête à en débloquer davantage « si nécessaire ».
Philippe Dauba-Pantanacce, responsable de la recherche géoéconomique chez Standard Chartered, souligne que « l’approvisionnement en hydrocarbures est aujourd’hui beaucoup plus diversifié géographiquement » et que « les sources d’électricité se sont élargies avec les renouvelables » et, en France, le nucléaire.
En outre, la croissance mondiale est aujourd’hui moins gourmande en pétrole avec « quatre fois moins de pétrole pour générer un point de PIB que dans les années 1970 », selon la banque privée Edmond de Rothschild.








