Le FMI a déclaré jeudi qu’il suivait de près l’évolution de la guerre en Iran et les perturbations qui en résultent pour la production d’énergie, avertissant que des hausses prolongées des prix de l’énergie pourraient alimenter l’inflation et ralentir la croissance mondiale.
La porte-parole du Fonds monétaire international, a déclaré aux journalistes que le conflit avait déjà entraîné d’importantes perturbations dans les expéditions maritimes de pétrole et de gaz naturel, faisant grimper les prix du pétrole brut de plus de 50 % à plus de 100 dollars le baril.
Le FMI n’a reçu aucune demande officielle de financement d’urgence, mais se tient prêt à aider ses pays membres en cas de besoin, a-t-elle assuré, précisant que les responsables du FMI étaient en contact régulier avec les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays membres, ainsi qu’avec les institutions régionales. Mme
Elle a ajouté que l’impact global du conflit dépendrait de sa durée, de son intensité et de son ampleur. Le FMI intégrera ce conflit dans ses Perspectives économiques mondiales actualisées, qui seront publiées mi-avril lors des réunions de printemps FMI-Banque mondiale.
Elle a cité une règle empirique du FMI selon laquelle une hausse de 10 % des prix de l’énergie, si elle se maintient pendant environ un an, entraînerait une augmentation de 40 points de base de l’inflation mondiale et une baisse de la production de 0,1 % à 0,2 %.
Si les prix du pétrole restent supérieurs à 100 dollars pendant un an, cela aurait des répercussions importantes sur l’inflation et la production économique mondiale.
Elle a indiqué que, selon une première évaluation du FMI, la guerre devrait freiner la croissance dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), sans toutefois fournir de précisions. Elle a souligné que beaucoup dépendra de la capacité de ces pays à reprendre leurs exportations de pétrole et de gaz.








