L’administration de Donald Trump peine encore à identifier un interlocuteur crédible capable d’incarner une transition politique en Iran. Une certitude semble toutefois s’imposer au sein de la Maison-Blanche : Reza Pahlavi, fils de l’ancien shah et figure de l’opposition en exil, ne fait pas partie des options envisagées.
Selon plusieurs sources américaines, le président américain a à plusieurs reprises minimisé le potentiel de Pahlavi, estimant que son éloignement prolongé de l’Iran — il a grandi à l’étranger — le rend inapte à diriger le pays dans une phase post-conflit. En privé, certains responsables vont encore plus loin, rejetant catégoriquement son nom, jugé susceptible de provoquer « le chaos » s’il était imposé à la tête de l’État. Des propos rapportés dans la presse américaine évoquent même l’expression méprisante de « loser prince » utilisée dans l’entourage de Trump.
L’administration américaine pencherait plutôt vers l’émergence d’un dirigeant issu de l’intérieur du système iranien, susceptible de dialoguer avec Washington. Le nom de Mohammad Bagher Qalibaf, actuel président du Parlement, a notamment été évoqué comme une figure potentiellement « pragmatique », bien que ses liens étroits avec les Gardiens de la Révolution rendent toute ouverture incertaine.








