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Le dernier rapport sur les Performances et Perspectives Macroéconomiques de l’Afrique (MEO) de la Banque Africaine de Développement livre un diagnostic encourageant pour la Tunisie. Entre résilience du secteur agricole et stabilisation des indicateurs monétaires, le pays amorce une phase de croissance plus robuste pour l’exercice 2025-2026.
– Une croissance stimulée par le secteur primaire
L’enseignement majeur du rapport réside dans la corrélation directe entre le climat et le PIB national. Après des années de stress hydrique, la BAD prévoit que la Tunisie bénéficiera d’une accélération de sa croissance économique en 2026. Ce rebond est principalement attribué à une campagne céréalière 2025/2026 jugée exceptionnelle, qui devrait non seulement doper la valeur ajoutée agricole, mais aussi réduire significativement le déficit de la balance commerciale alimentaire.

– Inflation et Politique Monétaire : Vers une accalmie
Sur le front des prix, le rapport note une efficacité relative de la politique monétaire restrictive menée par la Banque Centrale de Tunisie. L’inflation, bien que toujours sous surveillance, montre des signes de décélération. La BAD anticipe une stabilisation des prix à la consommation, favorisée par une meilleure offre locale de produits de base et une atténuation des pressions sur les coûts d’importation des matières premières.
Résilience des comptes extérieurs
Malgré un environnement mondial incertain, la Tunisie affiche une résilience notable de ses sources de devises. Le rapport met en avant :
Le dynamisme du secteur des services, notamment le tourisme qui confirme son rôle de moteur de croissance.
Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE), qui continuent de constituer un filet de sécurité crucial pour les réserves de change.
– Les défis : Viabilité de la dette et adaptation climatique
Tout en saluant ces performances, la BAD souligne des points de vigilance structurels. La viabilité de la dette à moyen terme reste un défi majeur, nécessitant une mobilisation accrue des recettes intérieures et une optimisation des dépenses publiques.
De plus, le rapport classe la Tunisie parmi les économies les plus exposées à la volatilité climatique. Pour pérenniser la croissance observée en 2026, l’institution recommande d’accélérer les investissements dans la transition énergétique (notamment la filière des batteries lithium et l’hydrogène vert) et la modernisation des infrastructures hydrauliques.
En conclusion, le rapport MEO place la Tunisie parmi les économies d’Afrique du Nord en phase de « normalisation positive ». La capacité du pays à transformer ce souffle conjoncturel en croissance durable dépendra de la célérité des réformes structurelles engagées pour améliorer le climat des affaires.
*Résumé du rapport de la BAD en lien ci-dessus








