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Trump annonce un blocus du détroit d’Ormuz après l’échec des négociations avec l’Iran

Donald Trump a annoncé dimanche un blocus américain du détroit d’Ormuz, accusant l’Iran de refuser de renoncer à ses ambitions nucléaires après l’échec de pourparlers directs qui visaient à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient.

S’il a assuré que les discussions à Islamabad, de plus de 20 heures, s’étaient « bien » déroulées et que « la plupart des points avaient fait l’objet d’un accord », le président des Etats-Unis a réaffirmé être prêt à frapper les infrastructures énergétiques iraniennes, indiquant que Téhéran avait refusé de céder sur la question nucléaire.

Les Etats-Unis vont entamer un « processus de BLOCUS de tous les navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz », stratégique pour le commerce mondial et l’approvisionnement en pétrole, a écrit le président américain dans sa première réaction à l’annonce, dans la nuit, de l’échec des négociations.

Sans détailler les modalités d’une telle opération, alors que le passage est verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre, il a affirmé sur Fox News que le Royaume-Uni « et quelques autres pays » enverraient des dragueurs de mines.

L’Iran « ne cèdera à aucune menace », a répondu le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui était le chef de la délégation iranienne à Islamabad.

Les Gardiens de la Révolution, eux, menacé de piéger leurs ennemis dans un « tourbillon mortel », affirmant avoir « entièrement sous contrôle » le trafic du détroit, où Téhéran a instauré des droits de passage.

Selon l’agence de presse iranienne Fars, deux pétroliers battant pavillon pakistanais s’y dirigeant ont fait demi-tour dimanche, tandis que des centaines de navires de commerce restent bloqués.

Un blocus américain « est un acte de guerre, et cela suggère que Washington est de plus en plus désillusionné par la diplomatie », décrypte Nicole Grajewski, professeure au Centre de recherches internationales à Paris.

Dès l’annonce de l’impasse des pourparlers, le Pakistan a appelé au respect de la trêve convenue entre Téhéran et Washington mercredi.

Aucune des deux parties ne s’est exprimée sur le devenir du cessez-le-feu devant expirer le 22 avril.

Oman, médiateur entre les deux pays avant la guerre, les a appelés à faire des « concessions douloureuses » pour un règlement négocié.

Alors que les délégations ont quitté le Pakistan, elles n’ont pas fermé la porte à une poursuite des tractations.

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