La France demeure le premier partenaire économique de la Tunisie, confirmant une position dominante sur plusieurs secteurs clés. Une relation qui influence directement les échanges commerciaux, les investissements et, plus largement, l’équilibre économique du pays.
Concrètement, cette relation signifie que la France reste un acteur central pour les exportations tunisiennes, les investissements et la création d’emplois. Pour l’économie tunisienne, cela se traduit par une forte dépendance à un partenaire unique, mais aussi par une certaine stabilité dans les échanges dans divers domaines.
L’emploi semble avoir rang parmi les domaines qui impulsent le partenariat entre les deux pays, comme en témoigne l’accord conclu, ce mardi, par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) à l’effet de renforcer la coopération dans les secteurs de l’emploi, de la formation professionnelle, du développement des compétences et de l’adaptation du système de formation aux besoins des institutions économiques.
Le directeur général de l’ANETI, Hatem Dahmane, a fait savoir que cet accord s’inscrit dans le cadre du soutien à la coopération et de l’ouverture du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle à son environnement économique et social.
Il vise plus précisément à développer des mécanismes d’accompagnement des entreprises futures par le biais du développement des compétences, de programmes d’emploi actifs et du renforcement de la compétitivité des institutions face aux évolutions technologiques.
Et d’assurer qu’est programmée en outre la mise en place de formations courtes pour développer les compétences et les adapter aux exigences du marché du travail.
De son côté, la directrice générale de la CCIFT, Raja Touil ,a affirmé que la chambre tuniso-française s’engage à recruter les talents et les compétences tunisiens pour le marché français dans un cadre légal et réglementé.
« Cela facilitera leur intégration et leur permettra de contribuer à l’économie locale à leur retour en Tunisie, tout en adaptant leurs compétences aux besoins du marché du travail », selon ses dires.
1 600 entreprises françaises procurent 170 000 emplois en Tunisie
Touil a, encore, expliqué que la coopération entre la France et la Tunisie en matière de formation professionnelle se concentre principalement sur les secteurs de la mécanique et de l’électronique, notamment en ce qui concerne les composants automobiles et aéronautiques, ainsi que sur le secteur de la santé.
Elle a précisé que l’accord profite non seulement aux diplômés de la formation professionnelle, mais aussi aux diplômés universitaires ayant suivi une formation dans un domaine spécifique, contribuant ainsi à la création d’emplois et à une meilleure insertion professionnelle.
Elle a souligné la présence de plus de 1 600 entreprises françaises en Tunisie, qui représentent plus de 170 000 emplois, et a ajouté que 11 000 élèves ayant obtenu leur baccalauréat en 2025 ont choisi de suivre une formation professionnelle.
La France a délivré plus de 8 000 visas de travail à des Tunisiens
Pour sa part, l’ambassadrice de la France en Tunisie, Anne Guéguen, a affirmé l’existence d’un partenariat exemplaire entre la Tunisie et la France dans le domaine de la formation professionnelle, visant à créer et à offrir des opportunités d’emploi.
Elle a souligné que la France avait délivré plus de 8 000 visas de travail à des Tunisiens dans diverses spécialisations au cours de l’année écoulée.L’ambassadrice a insisté sur l’importance de la formation professionnelle sur le marché du travail et sur le développement continu des compétences, notamment à l’ère de l’intelligence








