Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche vouloir intensifier son offensive contre le Hezbollah au Liban où il a qualifié la prise de la forteresse de Beaufort de « tournant décisif », poussant la France à demander une réunion d’urgence du Conseil de sécurité.
« Rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban », a affirmé sur X le président français Emmanuel Macron, alors que l’armée israélienne mène des frappes intensives.
Son chef de la diplomatie Jean-Noël Barrot a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies dont la France est un des cinq membres permanents. Selon des sources diplomatiques à l’AFP, elle a été fixée à lundi.
« La prise de Beaufort constitue un tournant majeur (…) Ma directive est désormais d’approfondir et d’étendre notre emprise sur les zones qui étaient sous le contrôle du Hezbollah », a dit le Premier ministre israélien.
La capture de cette citadelle construite par les Croisés au XIIe siècle, site stratégique surplombant le sud du Liban et une partie du nord d’Israël, ouvre la voie à une progression de l’armée israélienne vers la région de Nabatiyé.
L’avancée israélienne intervient alors que les Etats-Unis sont toujours en pleine négociation avec l’Iran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient, Téhéran conditionnant tout accord à l’arrêt des hostilités au Liban.
Beaufort avait servi de base aux forces israéliennes durant les deux décennies d’occupation du sud du Liban, qui ont pris fin en 2000.








