Les exportations du secteur automobile qui emploi actuellement près de 120 mille personnes, devraient atteindre 4,2 milliards d’euros d’ici la fin de l’année, a indiqué Imed Charfeddine, vice-président de la Tunisian automotive association (TAA), rappelant .
Intervenant, mercredi, lors de la célébration du 10ème anniversaire de l’association, il a indiqué que « ce rayonnement est le fruit des partenariats stratégiques que la TAA a activement bâtis depuis dix ans ».
Le chemin parcouru par la filière est impressionnant, marqué notamment par une croissance moyenne de 16 % par an depuis 2018, a affirmé le responsable, précisant que les exportations ont ainsi enregistré une hausse importante, passant de 624 millions d’euros en 2010 à 4 milliards d’euros en 2025.
De belles opportunités se présentent pour les dix prochaines années, portées par l’attractivité du site tunisien pour les nouveaux investisseurs et par un solide potentiel en ressources humaines pour continuer à développer le secteur.
Charfeddine a rappelé que la TAA a signé, en 2022, le pacte pour la promotion de la compétitivité de l’industrie automobile, qui constitue un engagement concret avec l’État. Ce pacte s’articule autour de six piliers stratégiques. Il s’agit de l’infrastructure, du cadre réglementaire, de la recherche et développement, de l’emploi et la formation, du marketing, ainsi que de la durabilité.
« Ce pacte, qui traduit en actes notre vision collective, est aujourd’hui en phase d’exécution », a-t-il précisé. À cet égard, il a fait savoir que des groupes de travail collaborent activement avec les différents ministères concernés (Industrie, Emploi, Finances), afin de mettre en œuvre ces six piliers. Ceci aura lieu, à travers la définition de l’état de lieu de l’activité automobile, tout en fixant les axes stratégiques qui permettront de pérenniser et de développer le secteur, a-t-il encore fait savoir.
De son côté, Fathi Sahlaoui, Directeur général des industries manufacturières au ministère de l’Industrie, des mines et de l’énergie, a mis l’accent sur l’importance de la collaboration établie avec la TAA, à travers la signature du pacte de compétitivité pour la promotion de l’industrie automobile à l’horizon 2027. Ce pacte incarne un partenariat public-privé, partant d’une prise de conscience partagée de l’importance d’un secteur qui offre une importante marge de progression et permet de consolider la position de la Tunisie dans la chaîne de valeur mondiale.
« Nous avons identifié l’ensemble des problématiques du secteur automobile, les niches d’opportunités ainsi que les potentialités à concrétiser, tout en élaborant un plan d’action conçu dans un esprit d’engagement contractuel », a-t-il indiqué.
Pour sa part, la présidente de la TTA , Myriam Elloumi a estimé que soixante ans d’engagement industriel, de savoir-faire, de résilience et de transformation ont permis à la Tunisie de bâtir progressivement sa place au sein de l’industrie automobile mondiale. « Au fil des décennies, cette filière a su gagner la confiance des plus grands acteurs internationaux et développer des compétences aujourd’hui reconnues à l’échelle mondiale », a-t-elle ajouté .
«Aujourd’hui, une nouvelle page s’ouvre. L’industrie automobile mondiale entre dans une nouvelle ère, portée par l’essor des nouvelles technologies, l’électrification, le développement de logiciels, l’innovation et les enjeux de durabilité. Dans ce monde en mutation rapide, cette transformation profonde représente un défi, mais surtout une opportunité pour la Tunisie. C’est l’occasion d’innover davantage, de renforcer notre positionnement international et de continuer à faire de notre pays une véritable terre d’industrie et de compétences », a-t-elle conclu.








