Le chef du Hezbollah a réclamé mardi un retrait total, selon un calendrier préétabli, de l’armée israélienne dans le sud du Liban, où deux personnes ont été tuées par des tirs israéliens.
C’est la première fois que l’armée israélienne fait feu depuis samedi soir dans le sud du pays, où a été constatée une accalmie en pleins pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient.
« Nous avons maintenant un cessez-le-feu. Le retrait israélien doit se faire selon un calendrier préétabli. Israël n’a d’autre choix que de se retirer totalement de tout le territoire libanais, sans en garder un pouce », a déclaré le chef de Hezbollah Naïm Qassem.
Il a promis en échange de laisser l’armée libanaise se déployer seule au sud du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël.
Un peu plus tôt dans la journée, le président libanais Joseph Aoun avait redit son opposition à l’occupation israélienne dans le sud du pays comme aux interférences étrangères, une référence à l’Iran, parrain du Hezbollah libanais.
Le Liban et Israël ont entamé mardi à Washington une cinquième session de négociations directes entre les deux pays, auxquelles s’oppose Hezbollah.








