C’est un Post fb, musclé qui a été mis en ligne par le dedéputé Halim Boussemma, qui accuse directement le ministère du commerce de se transformer en « laboratoire d’expérimentations coûteuses », « alors que les Tunisiens attendent des solutions concrètes pour sauver le marché du travail, stimuler l’investissement et protéger les entreprises et les salariés ».
Selon le député, « la véritable question qui doit être posée aujourd’hui est la suivante : quels ont été le résultat des politiques et des législations adoptées ces dernières années ? Et qu’ont-elles apporté à l’économie nationale, à l’emploi et aux entreprises tunisiennes ? »
Boussema estime que « les récents amendements apportés au Code du travail et à la loi sur l’intérim, ont suscité une vive polémique au sein des cercles économiques, sociaux et juridiques. L’opinion publique de savoir est désormais du droit, combien d’entreprises ont été réellement affectées par ces lois ? Combien d’emplois sont menacés ou ont été perdus à cause de cette situation d’incertitude juridique ? Combien de projets d’investissement ont été reportés ou révisés ? Quel est le coût économique et social réel de ces choix ? Et le ministère a-t-il réalisé des études d’impact avant de prendre ces décisions, ou non ?
Selon le député, « aujourd’hui, après toute cette polémique, il est devenu impératif de procéder à une évaluation nationale globale et indépendante de toutes les réformes adoptées, à laquelle participeraient les organisations professionnelles, les inspecteurs du travail, les experts économiques, les entreprises, les salariés et les différentes structures concernées, afin de corriger le tir avant que le coût des réformes ne devienne bien supérieur à ce que l’économie nationale peut supporter. La Tunisie a besoin d’un Code du travail moderne et équilibré, qui protège le salarié et préserve sa dignité, mais qui protège en même temps l’entreprise, soutient l’investissement et crée de la richesse. Car une entreprise qui ferme ses portes ne crée pas d’emplois, et une économie qui ne produit pas de richesse ne peut garantir les droits sociaux, aussi belles que soient les dispositions légales sur le papier. »
Le « coup de gueule » d’un député
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