Les États-Unis imposent, à partir de ce 24 juillet, un droit de douane de 12,5% sur les importations en provenance du Maroc, estimant que le pays n’a pas pris de mesures efficaces pour empêcher l’entrée de marchandises produites par le travail forcé. Cette mesure remplace une taxe temporaire de 10% et s’inscrit dans un dispositif plus large visant 60 grands partenaires commerciaux des États-Unis, selon yabiladi.
Les États-Unis imposent, à compter du 24 juillet, un droit de douane de 12,5% sur les importations en provenance du Maroc, après avoir estimé que le royaume n’interdit pas efficacement l’entrée de biens produits grâce au travail forcé.
La mesure, annoncée par le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) dans un avis publié le 23 juillet au Federal Register, fait suite à une enquête menée au titre de la section 301 sur le régime d’importation marocain.
L’USTR indique que cette décision est «fondée sur les conclusions de l’enquête concernant le Maroc, en tenant compte des commentaires publics, des témoignages et de l’avis du comité de la section 301, ainsi que de celui des comités consultatifs, et conformément aux instructions spécifiques du président».
Selon l’USTR, le nouveau droit de douane et la liste des produits exemptés sont «appropriés pour obtenir l’élimination des actes, politiques et pratiques jugés passibles de mesures dans le cadre de l’enquête».
Le Maroc figure parmi les 54 économies classées dans la catégorie tarifaire la plus élevée, aux côtés notamment de la Chine, du Japon, de la Corée du Sud, du Brésil, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Turquie, d’Israël, de l’Égypte, de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de Singapour. Les pays qui interdisent déjà les importations issues du travail forcé, qui se sont engagés à adopter de telles mesures dans le cadre d’un accord sur le commerce réciproque (ART), ou qui disposent d’un régime partiel, seront quant à eux soumis à un droit de 10%.








