Le projet de loi portant approbation d’un accord de garantie entre la Tunisie et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) au profit de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG), soumis, mardi à l’examen de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), comporte un projet de modernisation de la Compagnie, visant à renforcer ses capacités de production et à en relancer le rythme.
Ce projet concerne l’acquisition de nouveaux équipements miniers modernes de forage et de transport du phosphate, ainsi que l’installation d’une unité de filtration à haute pression pour le traitement des eaux usées.
Selon le document explicatif des motifs annexé au projet de loi, cet investissement s’inscrit dans le cadre des priorités de l’Etat visant à relancer le secteur des phosphates, à améliorer sa rentabilité et à restaurer sa compétitivité, en adéquation avec les orientations nationales en matière de développement durable et de transition verte.
Le projet repose sur trois principaux axes relatifs à la modernisation des équipements miniers, l’installation d’une unité de pointe pour le traitement et la réutilisation des eaux usées, ainsi que le renforcement de la gouvernance et de la gestion de la Compagnie, pour que son activité soit conforme aux meilleures pratiques internationales.
Ce projet devrait contribuer à accroître la production nationale de phosphate, à redorer le blason du secteur, à réduire la consommation d’eaux souterraines, et à améliorer les performances environnementales et sociales, tout en renforçant la compétitivité de la CPG sur les marchés internationaux.
Il est également attendu que ce projet génère des recettes supplémentaires en devises et soutient les finances publiques, par le développement des exportations de phosphate et de ses dérivés, en plus de créer de nouveaux emplois, selon le document de la commission de Finances au Parlement.








