Le magazine économique américain Forbes, a publié, récemment, son classement annuel 2014, des pays les plus performants en Business. Dans ce classement, la Tunisie s’affiche comme un mauvais élève tout comme le Maroc et l’Algérie, les trois pays du Maghreb, qui sont crédités de scores peu reluisants.
La deuxième place au Maghreb est revenue à la Tunisie, laquelle s’est très mal classée mondialement, arrivant au 87ème rang, perdant de ce fait 10 places par rapport au classement de l’année 2013 (77ème) pour se retrouver devancée par le Maroc, classé numéro 1 au Maghreb, (79ème) alors que l’Algérie arrive en 137éme position.
A vrai dire, le classement de la Tunisie, 87ème mondialement, n’est pas très surprenant notamment après plus de trois ans d’exercice politique et de contreperformances économiques notoires.
Produit et publié par le magazine new-yorkais, Forbes, le classement annuel Best Countries for business 2014, met en comparaison, une liste de 146 pays dans le monde.
Pour ce qui est de la Tunisie, le rapport Forbes a noté que l’économie du pays , très connue par sa diversité et longtemps citée comme un exemple de réussite en Afrique et au Moyen- Orient, fait face, aujourd’hui, à plusieurs défis suite à la transition démocratique et le nouveau paysage politique qui est en train de se dessiner.
Forbes a rappelé, dans ce cadre, qu’après une expérience malheureuse avec les politiques économiques socialistes dans les années 1960, la Tunisie s’est lancée dans une stratégie efficace axée sur le renforcement des exportations, les investissements étrangers et le tourisme, qui sont devenus les piliers de l’économie nationale, soulignant que les exportations tunisiennes sont principalement axées sur le textile et habillement, les produits alimentaires, pétroliers, chimiques, et des phosphates avec environ 80% des exportations à destination de l’Union européenne (UE), principal partenaire économique de la Tunisie.
Le rapport a également noté que la stratégie libérale de la Tunisie jumelée aux investissements dans l’éducation et l’infrastructure a alimenté des décennies de croissance annuelle de 4 à 5% et amélioré le niveau de vie, précisant que le président déchu, Ben Ali a poursuivi ces politiques mais que son passage au pouvoir était basé sur le copinage et la corruption , ce qui a entaché la performance économique alors que le chômage a explosé parmi les diplômés de l’enseignement supérieur. Ces griefs ont contribué, selon le rapport, au renversement en janvier 2011 de Ben Ali, et depuis lors, l’économie tunisienne a librement chuté notamment au niveau du tourisme et des investissements qui ont fortement diminué.
Toujours selon le rapport, au cours des années 2012 et 2013, la stratégie mise en œuvre par le gouvernement qui a donné la priorité à la transition politique, a conduit à une négligence de l’économie tunisienne entraînant plusieurs révisions à la baisse de la notation souveraine de la Tunisie et de sa cote de crédit.
Et d’ajouter que le gouvernement de la Tunisie se trouve encore face à des défis énormes notamment au niveau du budget, du déficit courant, du système financier, du chômage, et des disparités économiques entre une région côtière plus développé et une région intérieure pauvre.
Ce classement Best Countries for business 2014, est réalisé via la consolidation des résultats de nombreux rapports et enquêtes réalisés par la Banque mondiale, Heritage Foundation; World Economic Forum; Transparency International; Freedom House; CIA et Property Rights Alliance.
Le top 3 mondial dans ce classement, est occupé par le Danemark 1er, Hong Kong 2ème et la Nouvelle Zélande 3ème .
Khadija Taboubi








