L’Instance Vérité et Dignité (IVD) a accompli toutes les procédures et formalités légales l’habilitant à déplacer les archives présidentielles du palais de Carthage, et il est de son droit comme l’y autorisent les articles 51, 52,53 et 55 la régissant, d’entrer en possession de toutes les archives mêmes les nationale d’entre elles, après l’accomplissement de tous les protocoles et mesures requis par la loi, a affirmé Zouhair Khalfaoui, membre de l’IVD dans une déclaration à Africanmanager.
Il a ajouté que l’Instance s’est réunie avec le directeur du cabinet présidentiel, le directeur de la Sécurité présidentielle, le directeur général de la sûreté et le porte-parole officiel de la présidence de la République, réunion au cours de laquelle il a été convenu de remettre les archives présidentielles, indiquant cependant que « nous avons été surpris par le refus opposé aujourd’hui par les agents de la Sécurité présidentielle ».
Il a souligné que les procédures y afférentes ont commencé dès le 27 juillet , et ce à travers quatre réunions avec la présidence de la République dont la dernière en date a été tenue le 24 décembre au cours de laquelle il a été décidé de remettre les archives à l’IVD qui a préféré surseoir à ce transfert jusqu’au lendemain des élections présidentielles.
Le membre de l’IVD a encore affirmé qu’un accord a été conclu aujourd’hui sur la remise, à une date ultérieure, des archives à la demande de la Sécurité présidentielle, et ce dans le but d’éviter l’incident qui s’est produit aujourd’hui.
En tous cas, la démarche a trouvé un soutien en la personne de Mokhtar Trifi, président honoraire de la ligue tunisienne des droits de l’homme, qui a affirmé que l’Instance Vérité et Dignité (IVD) a le droit d’accéder aux archives, mais son statut indique que des commissions internes se chargeront de cette mission.
« Il y a une commission chargée de la mémoire nationale qui est investie de cette mission, mais elle n’a pas été créée jusqu’à ce jour. Cette commission est la seule habilitée à accéder aux archives et à les déplacer. Le statut de l’IVD est clair concernant la composition de cette commission », a-t-il dit dans une déclaration rapportée par Mosaïque fm.
La démarche de la présidente de l’IVD est légale, mais, cette procédure est hâtive. Il y a réellement des craintes concernant la partie qui se chargera de la gestion des archives avant la création de cette commission, a-t-il cependant reconnu.
Les archives avant la passation du pouvoir
Réagissant à cet imbroglio, le dirigeant à Nidaa Tounès, Abdessattar Messaoudi, a affirmé que la présidente de l’IVD, Sihem Ben Sedrine veut s’emparer des archives de la Présidence de la République avant l’entrée du président élu Béji Caïd Essebsi au palais de Carthage.
Il a ajouté que le craintes qui l’habitaient depuis la constitution de l’IVD sur la base des appartenances partisanes au sein de l’Assemblés des représentants du peuple, se sont avérées fondées, trouvant « suspect » le désir de Sihem Ben Sedrine de prendre possession des archives aujourd’hui même.
Il a souligné que le transfert des archives ne peut avoir lieu qu’avec l’accord du président de la République sortant et peut-être à sa demande.
Il a enfin mis l’accent sur la nécessité du respect de la loi par l’IVD qui est une instance constitutionnelle, d’autant qu’elle cherche à déplacer les archives sans autorisation dûment signée, s’interrogeant sur sa volonté de disposer de ces archives en ce moment précis.








