AccueilLa UNECacophonie sur une levée des subventions  du  carburant !!!

Cacophonie sur une levée des subventions  du  carburant !!!

Un document élaboré par le  ministère de l’Economie et de la Planification intitulé « Les grandes caractéristiques de la tendance de croissance pour l’année 2024 » a prêté au gouvernement l’intention d’ « adopter des prix réels lors de la vente de carburant aux consommateurs ». Plus prosaïquement dit supprimer  sa compensation, ou du moins la dégraisser.

C’est la seule signification qu’il est logique de donner à cette disposition  qui, faut-il le noter, n’a rien d’officiel, pour l’instant du moins. D’ailleurs, le ministère de l’Industrie, de l’énergie et des mines  s’est empressé d’y apporter un démenti tout comme à ce qui a été véhiculé par la bafouille du ministère  s’agissant du caractère régulier des prix des produits énergétiques et de la modification du la mission de  la Société tunisienne des industries de raffinage « STIR ».

Nouveautés fiscales

Le document en question, selon ce qui a été rapporté par le journal « Echourouk » dans son édition du vendredi 13 octobre 2023, est considéré comme l’un des piliers de l’élaboration du budget et de la loi de finances,  et vise, en outre, à reconsidérer le système fiscal, notamment à travers la réduction de l’imposition  sur les revenus des personnes physiques.

Autre nouveauté  à laquelle s’attelleraient les pouvoirs publics, la révision de la vocation des offices des céréales et du commerce dans le cadre de la libéralisation de l’importation des  denrées de base qui relèvent de leurs prérogatives  (céréales, thé, sucre, café et riz), ce qui reflète la volonté du ministère de permettre aux particuliers de faire leur entrée dans le domaine des produits de base et de leur vente à des prix qu’ils  fixeraient  en dehors du rôle régulateur de l’Etat.

Dans le même contexte, les axes autour desquels s’articule  le document ministériel  répondent presque à tous points aux prescriptions du  Fonds monétaire international rejetées déjà par la Tunisie  qui  œuvre à prospecter de nouveaux mécanismes  organisant la gestion étatique des entreprises et établissements  publics  en renforçant leur « autonomie » et par la désignation de leurs responsables  et la fixation de leurs rémunérations  en dehors des dispositifs de recrutements et des  salaires, de façon  à permettre à l’Etat de procéder, conformément à de nouveaux critères , à la cession des entreprises dont il est le propriétaire.

D’autre part, le document « Caractéristiques macroéconomiques du modèle de croissance pour l’année 2024 » est  basé sur diverses autres méthodologies qui ont été soulignées, telles que la réorganisation du rôle de l’État dans le domaine des secteurs qualifiés de « compétitifs ».

Toujours selon ‘Echourouk’, le document soulève des questions sur sa concordance avec ce que le président Kais Saied a déjà exprimé sur la nécessité de parvenir à la justice sociale et à une croissance réelle basée sur les capacités et les choix nationaux et pour l’État de récupérer son plein rôle social loin de tous les diktats extérieurs.

Il est à noter que la Tunisie et le Fonds monétaire international sont parvenus en octobre 2022 à un accord au niveau des experts pour lui accorder un prêt de 1,9 milliard de dollars sur quatre ans afin de soutenir les politiques économiques du pays, mais cet accord est bloqué à ce niveau,  sans pouvoir obtenir l’approbation de présenter le programme au Conseil d’administration du Fonds après avoir reporté l’examen du programme de la Tunisie, qui était prévu pour le 19 décembre 2022, et la situation reste la même jusqu’à présent.

Entre temps, le président de la République, Kais Saied, a réitéré à plusieurs reprises son rejet de tout diktat de l’étranger qui conduit à un appauvrissement accru et menace la paix sociale dans le pays.

Le ministère de l’Economie dément

Cependant, le ministère de l’Economie et du Plan a démenti, aujourd’hui  vendredi 13 octobre 2023 et sans plus tarder, « les données trompeuses et fallacieuses induisant en erreur  l’opinion publique sur une orientation  vers  la levée des subventions et la cession  des entreprises  publiques ».

Le ministère a affirmé, dans un communiqué publié sur sa page Facebook, que la proposition soumise ne vise point à  supprimer les subventions, mais au contraire, à les renforcer davantage vers ses légitimes ayants-droit.

D’autre part, le ministère a nié avoir abordé dans  n’importe quel document, occurrence ou déclaration officielle la cession d’entreprises  publiques, soulignant qu’il appelle dans ce contexte à travailler à leur réforme et au développement de leur gouvernance tout en renforçant le partenariat entre le secteur public et privé.

- Publicité-

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
5,135SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -