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A fin juin 21, les 2 principales grandes surfaces étaient déficitaires. Et c’est le cas des autres

En tête de gondole des circuits de distribution, il y a les grandes surfaces. Des étendues de marchandises, avec de propres centrales d’achat, des milliers d’acheteurs, et une force de vente capable d’impacter le pouvoir d’achat de la population. De grandes surfaces commerciales, mises en place par de lourds investissements créateurs de milliers d’emplois.

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De grands marchés, certes entre les mains de grands groupes, car les groupes en Tunisie, comme ailleurs, restent des entreprises familiales. De grandes surfaces aussi, devenues depuis quelques années, les circuits d’approvisionnement préférés des petits commerces. Grand nombre d’entre eux y guettent en effet les promotions et les baisses de prix pour revendre plus cher (l’observatoire des prix du ministère du Commerce le confirme) au consommateur final qu’ils attirent par la proximité. Mais aussi et surtout, de grandes surfaces dont le chiffre d’affaires a été fortement impacté par les mesures de confinement. Selon les chiffres de la BVMT, le secteur des Services aux Consommateurs, le chiffre d’affaires global de deux enseignes de la grande distribution cotées en Bourse (Monoprix et Magasin Général) a diminué de 3,1 % au 1er semestre 2021 par rapport à la même période de l’année 2020, pour atteindre 738 MDT contre 763 MDT. Et d’incidence directe, ces deux grandes surfaces sont devenues déficitaires.

  • Déficitaire, la SNMVT traîne deux contrôles CNSS

Les états financiers intermédiaires de Monoprix pour le 1er semestre 2021 font apparaître un total bilan de 249 877 132 DT et un résultat déficitaire de 2 454 050 DT. Le chiffre d’affaires réalisé au cours du premier semestre 2021 s’élève à 287, 888 MDT contre 301, 526 MDT au premier semestre de 2020, enregistrant une baisse de plus de 13,6 MDT, soit une diminution de 4,52%. Le total des produits d’exploitation (293,295 MDT) était aussi en baisse de presque 4,5 % par rapport à la même période de l’exercice 2020. Les charges d’exploitation aussi avaient diminué de presque 10,3 MDT, mais le résultat d’exploitation restait déficitaire à fin juin de 3,345 MDT.

Le management de Monoprix, entreprise cotée en bourse à Tunis sous l’appellation de « Société Nouvelle Maison de la Ville de Tunis », explique que « la survenance de la pandémie liée au COVID-19 au cours du premier trimestre 2020 a bouleversé tous les opérateurs économiques. Ses répercussions potentielles demeurent incertaines notamment sur les conditions économiques, les entreprises et les consommateurs. La société a pu maintenir ainsi un niveau d’activité légèrement inférieur à celui du premier semestre de l’exercice précédent mais l’ampleur des répercussions de la crise sanitaire sur la rentabilité future de la société n’est pas claire ».

Les chiffres du bilan semestriel indiquent, en effet, que le coût des marchandises vendues pour le premier semestre de l’année 2021 a diminué de 10,842 MDT (ou – 4,58%) par rapport à celui du premier semestre de l’exercice précédent. La marge commerciale a diminué au cours du premier semestre 2021 de 2,796 MDT. Le taux de marge du premier semestre de l’année 2021 s’élève à 17,80 %, contre 17,93 % pour la même période de l’année 2020, soit une baisse de 0,13 point.

Par ailleurs, le rapport des commissaires aux comptes rappelle  que « durant l’exercice 2013, la société a subi un contrôle approfondi de la CNSS au titre des exercices 2010, 2011 et 2012. La société a rejeté certains éléments retenus au niveau de la notification du redressement et à la date de l’établissement des états financiers intermédiaires du 30 juin 2020, l’affaire demeure non clôturée définitivement devant les tribunaux judiciaires compétents. De même, le contrôle de la CNSS, entamé en 2020 au titre des exercices 2017, 2018 et 2019, demeure en cours à la date de l’établissement des états financiers intermédiaires du 30 juin 2021 ».

  • MG : Un déficit malgré l’amélioration de l’Ebitda

Chez « Magasin Général », c’étaient 469,479 MDT de produits d’exploitation pour les 6 premiers mois de l’année 2021, en baisse de plus de 9 MDT, tout comme les revenus qui étaient en baisse de plus de 10 MDT. Les achats de marchandises vendues sont restés les mêmes en valeur, mais la masse salariale a baissé de presque 4 MDT, tandis que les charges d’exploitation  ont été maitrisés à 10,8 MDT de ce qu’ils étaient à juin 2020.

A mi-parcours du bilan, MG était bénéficiaire de 3,115 MDT, presque trois fois plus qu’à la fin du 1er semestre de l’exercice précédent. Mais au final, et à cause des presque 16 MDT de charges financières nettes, MG se retrouvait avec un déficit de presque 8,5 MDT, à plus de 2,3 MDT que le déficit de la même période de l’exercice 2020 qui s’était lui-même soldé avec un déficit de 12,898 MDT.

En réalité, le MG avait financé une filiale immobilière par un placement en billets de trésorerie MG sous forme d’augmentation du capital, entraînant une baisse drastique des produits de placement qui sont passés de 8,087 MDT à seulement 4,753 MDT. Couplée à une charge financière nette haussée à presque 16 MDT, au doublement des pertes ordinaires, cette baisse des produits de placement a été pour beaucoup dans la hausse de 2,3 MDT du déficit, malgré un Ebitda (earnings before interest, taxes, depreciation, and amortization) qui s’était pourtant nettement amélioré par rapport au 1er semestre de l’exercice 2020.

Président de la chambre syndicale patronale des grandes surfaces, Hédi Baccour confirme le constat  que les grandes surfaces en Tunisie sont presque toutes déficitaires. « Elles l’étaient en 2020 et elles le sont presque toutes à la fin du 1er semestre 2021. Peut-être un peu moins cette année pour Carrefour, mais certainement en 2020 lorsque l’Hyper avait fermé sept semaines à cause du Covid-19. Je l’ai déjà dit, en 2020 nous avons beaucoup travaillé et beaucoup perdu d’argent. En 2021, nous résistons et continuons de travailler, nous perdrons mais un peu moins ». Et de rire jaune en rappelant que « les gens voyaient qu’on faisait la queue devant les hyper, à cause des horaires et des jauges à l’intérieur des magasins, mais il n’y avait pas foule devant les caisses ».

1 COMMENTAIRE

  1. boucherie et poissonnerie a reviser trop cher et limite des choix filiere douteuse.
    cosmetiques a prix d’or,parfois des perimés.
    des fruits et legumes de qualité moyenne et cher.
    absence de diversifications et de nouveautés

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