La Banque mondiale a délivré de nombreux bons points à l’Algérie dans son dernier rapport de suivi de la situation économique du pays, publié cette semaine. Elle met néanmoins en garde contre les conséquences néfastes d’une éventuelle chute des prix des hydrocarbures sur l’économie algérienne.
Pour s’en prémunir, l’Algérie est appelée à maintenir le cap des réformes, notamment la mise en œuvre des mesures prévues dans le plan d’action du gouvernement, avec une plus grande ouverture sur le secteur privé.
Le nouveau rapport note la poursuite du redressement de l’économie algérienne pendant cette période grâce à la reprise de la production des hydrocarbures qui a retrouvé ses niveaux d’avant la pandémie de Covid-19, la reprise du secteur des services et une plus grande vigueur de l’activité agricole.
La hausse des prix des hydrocarbures a permis particulièrement le redressement des soldes extérieurs (balance des paiements) de l’Algérie. Au cours du premier semestre de 2022, les cours ont enregistré une croissance de 59 % avant de chuter de 26 % au troisième trimestre.L’économie algérienne a aussi bénéficié pendant la même période de l’appréciation du dinar par rapport aux principales devises (dollar et euro).
Néanmoins, le rapport souligne que l’inflation s’est située à un niveau élevé, à 9,4 % en glissement annuel au cours des neuf premiers mois de l’année. L’inflation est tirée vers le haut par l’augmentation des prix des produits alimentaires (+13,6 %), dans le sillage de l’augmentation généralisée au niveau mondial.
Le taux de croissance de l’économie algérienne en 2023 devrait se situer à 2,3 %, prévoit le rapport qui souligne toutefois que les perspectives demeurent exposées aux fluctuations des cours des hydrocarbures.
Il est nécessaire, estime la Banque mondiale, de faire, à moyen et long terme du secteur privé hors hydrocarbures le véritable moteur de croissance de l’économie algérienne.
La recette pour la vitalité et la résilience de l’économie algérienne consiste à poursuivre les réformes et l’ouverture sur le secteur privé, l’amélioration de la compétitivité et le renforcement de l’investissement dans le capital humain, résume la Banque mondiale.








