Pour capter un maximum de capitaux souvent gardés en cash chez les particuliers, les autorités algériennes ont décidé d’encourager les banques à ouvrir des agences et des guichets dédiés à la finance islamique.
Les chiffres officiels révélés en février 2023 montrent depuis mars 2020, date à laquelle la finance islamique, jusque-là réservée aux banques étrangères, est devenue accessible aux banques publiques algériennes, un réel engouement pour ce type de produits bancaires.
Dès les premiers jours de leur lancement dans les banques publiques, des queues s’étaient formées devant les établissements. En moins de trois ans, 469 guichets dédiés à la finance islamique dans onze banques ont été ouverts, note le Middle East Eye.
Jusqu’au 31 décembre 2022, plus de 594 milliards de dinars (presque 4 milliards d’euros) ont été collectés par les banques algériennes dans le cadre de la finance islamique, a indiqué le président de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF).
Même si ce chiffre reste modeste comparé aux près de 45 milliards d’euros qui échappent encore au circuit bancaire, selon les chiffres des autorités, les spécialistes soulignent qu’il n’est pas non plus négligeable si l’on considère que la finance islamique en Algérie n’en est qu’à ses débuts.








