Après le Niger la semaine dernière, le Mali et le Burkina Faso ont à leur tour officialisé leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI) en adressant un courrier au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, le 24 juin dernier, qui a acté leur départ mardi 30 juin, selon des documents officiels.
En passant à l’acte, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont tous trois dénoncé une cour qui est, à leurs yeux, « instrumentalisée à des fins politiques » au détriment « de l’impartialité et de l’objectivité » et qui politise les droits humains, grief qu’ils adressent également de façon récurrente aux ONG qui révèlent les exactions commises par leurs armées respectives ou dénoncent les restrictions drastiques des libertés publiques mises en place par les juntes au pouvoir à Bamako, Niamey et Ouagadougou.
La présidence de l’Assemblée des 125 États membres de la CPI, qui a invité les trois pays à rester et à débattre en son sein, leur a aussi rappelé leurs obligations, rapporte RFI. Leur retrait ne sera ainsi effectif que dans un an, le 24 juin 2027, comme le prévoient les textes de l’institution pour empêcher les États de la quitter en réaction au déclenchement de poursuites judiciaires. Durant cette année, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont donc l’obligation de continuer à coopérer avec elle.








