La Compagnie d’Assurance Vie et de Capitalisation Hayett vient de publier ses indicateurs annuels pour 2025, confirmant sa trajectoire ascendante dans le paysage financier tunisien. Avec un bénéfice net dépassant pour la première fois la barre des 10 millions de dinars, l’assureur du Groupe Comar démontre la résilience de son modèle économique.
– Une croissance commerciale soutenue
Les primes émises nettes progressent de 19,5 %, passant de 112,3 à 1334,42 MDT. Une performance remarquable sur un marché tunisien concurrentiel, portée par une croissance de la collecte d’épargne et grâce à une confiance accrue des épargnants. Cette performance confirme une excellente dynamique commerciale et valide les choix stratégiques opérés ces dernières années.
– Un moteur financier solide
Les revenus de placements atteignent 447,8 MDT, démontrant une gestion d’actifs optimisée. Adossés à un portefeuille de plus de 575 MDT — composé principalement d’obligations et de dépôts — ces revenus financiers constituent la source principale de rentabilité de la compagnie. Dans un contexte de taux fluctuants, Hayett a su optimiser son allocation d’actifs pour générer un flux stable qui soutient directement le résultat technique, tout en distribuant une participation au bénéfice historique de 7 %.
– Solidité bilancielle et solvabilité
Avec 61,15 MDT de capitaux propres en hausse de 7,5 %, la compagnie affiche une structure de bilan solide, cruciale pour répondre aux exigences réglementaires de marge de solvabilité et financer les futurs investissements technologiques, pour une meilleure expérience client. En dépit de l’augmentation des fonds propres, le ROE continue de croître pour atteindre19%.
– L’efficience opérationnelle comme levier de profitabilité
Le bénéfice net est le produit de trois sources complémentaires. Le résultat technique, cœur de métier, traduit la maîtrise de la sinistralité et la compression des frais de gestion. Une rigueur illustrée par une intensité énergétique de seulement 0,036 % du chiffre d’affaires. Le produit des placements amplifie la rentabilité en agissant comme un levier financier sur le résultat final. Enfin, l’efficience opérationnelle génère de réelles économies d’échelle : en maintenant ses charges d’exploitation à un niveau maîtrisé malgré une hausse de près de 20 % de l’activité, Hayett transforme plus efficacement chaque dinar de prime en profit net.

– Perspectives : consolider son leadership
Au-delà des chiffres, Hayett affirme son engagement citoyen à travers un investissement continu dans la formation de ses collaborateurs. Forte de capitaux propres renforcés et d’un modèle économique éprouvé, la compagnie se projette sereinement vers 2026, portée par l’ambition de consolider sa position de leader sur le marché de l’assurance vie en Tunisie. Hayett a dévoilé, depuis le début de l’année courante, un nouveau logo qui vient confirmer cette ambition, à l’occasion de son 40ème anniversaire.
– Eau, électricité, absentéisme et formation : des chiffres qui en disent long sur son ESG
L’analyse des indicateurs extra-financiers de Hayett 2025, des chiffres ne figurent pas dans le compte de résultat classique, renseignent sur la qualité de gestion interne, l’efficience opérationnelle et la responsabilité sociétale de l’entreprise. Trois dimensions de plus en plus scrutées par les régulateurs, les investisseurs et les agences de notation ESG.
Le coût énergétique total de 48 332 DT représente une intensité financière (poids d’un coût spécifique par rapport au chiffre d’affaires de l’entreprise), est de seulement 0,036 % du CA. Un ratio extrêmement faible rassure sur la maîtrise des charges fixes incompressibles et sur l’empreinte carbone de la société, un critère ESG devenu incontournable. Idem pour le poste Eau qui confirme le profil tertiaire pur de l’activité et constitue un signal positif dans tout reporting de durabilité.
Le coût de l’absentéisme par contre, à 136 601 DT, est l’indicateur le plus significatif. A 0,10 % du CA dans un bilan d’entreprise, c’est un indicateur indirect du climat social, de la charge de travail et de la qualité du management. Un taux maîtrisé signale une organisation saine ; un taux élevé anticipe des risques de turnover, de perte de compétences et de surcoûts de remplacement. Pour Hayett, le ratio de 0,10 % reste dans des niveaux acceptables pour le secteur des services financiers, mais mérite un suivi attentif dans un contexte de croissance rapide de l’activité.
Le budget formation est un investissement stratégique sous-dimensionné. Chez l’assureur vie du groupe Comar, il est de 372 DT par collaborateur et un taux de 0,50 % de la masse salariale, et mérite une lecture nuancée. D’un côté, cet effort témoigne d’un engagement réel dans le développement des compétences. De l’autre, ce niveau reste en deçà des standards internationaux du secteur assurantiel, où le benchmark tourne généralement autour de 1,5 % à 2 % de la masse salariale.
Lus en combinaison, ces indicateurs dressent le portrait d’une compagnie qui maîtrise ses coûts d’exploitation courants avec rigueur, mais qui devrait amplifier son effort de formation pour accompagner durablement sa croissance commerciale. Sur le plan ESG, Hayett présente un profil environnemental très favorable. Ses faibles intensités énergétique et hydrique constituent un atout concurrentiel réel dans un contexte de reporting de durabilité obligatoire à horizon 2026-2027 en Tunisie.








