AccueilActualitésAttayar dénonce l’intention prêtée à Saïed de suspendre la Constitution

Attayar dénonce l’intention prêtée à Saïed de suspendre la Constitution

Le bureau politique du parti Courant démocrate (Attayar) a appelé le président de la République à clarifier sa position au sujet des déclarations de son conseiller Walid Hajjem, sur l’intention du président Kais Said de suspendre la Constitution de 2014.

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Dans des déclarations aux médias, Hajjem a indiqué hier jeudi, que le chef de l’Etat pourrait s’orienter vers le changement du régime politique probablement par voie de référendum. Cela suppose, a-t-il dit, de suspendre la Constitution et d’opter pour une organisation provisoire des pouvoirs publics.

Les grandes lignes de la feuille de route de Saïed devraient être bientôt annoncées officiellement, a-t-il assuré.

Dans une déclaration rendue publique vendredi, Attayar a dénoncé ces déclarations, demandant au président Saïed de se conformer aux dispositions de la Constitution et de respecter les engagements qu’il a pris lors de son intervention le 25 juillet dernier.

Le parti a dit rejeter toute tentative unilatérale de changer le contrat social et d’exploiter la colère des Tunisiens pour imposer des choix politiques qui ne sont pas consensuels. Il a, dans ce sens, réaffirmé les positions de principe du parti qui s’oppose à la violation de la Constitution et au changement des règles du contrat social.

Par ailleurs, le Courant démocrate a critiqué l’ambigüité dans la relation de la présidence de la République avec les médias tunisiens et les partenaires nationaux qu’il boycotte, estimant que cela porte atteinte au droit des Tunisiens à l’information et ouvre la voie aux décisions unilatérales et à l’ingérence étrangère.

La crise politique, économique et sociale que connaît le pays est essentiellement liée à la corruption dans les rouages de l’Etat, à l’absence des compétences et des programmes, a ajouté le parti.

Attayar a appelé le président de la République à mettre un terme à la concentration des pouvoirs, à nommer un chef du gouvernement, non soumis aux diktats étrangers, qui œuvrera, dans le cadre de la Constitution, à résoudre la crise que connaît le pays.

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