Au moins 50 militaires sont morts samedi dans le nord du Mali lors d’une des attaques les plus meurtrières subies par l’armée depuis le début du conflit qui ravage ce pays d’Afrique de l’ouest depuis une quinzaine d’année.
La coalition des indépendantistes touareg et de jihadistes a tendu une embuscade samedi contre un convoi de l’armée qui quittait la ville stratégique d’Anéfis dans le nord du pays pour se rendre dans la grande ville de Gao.
« Le bilan provisoire de l’attaque est très lourd. Plus de 50 militaires tués. Et au moins 24 prisonniers », a indiqué à l’AFP un élu local du nord proche de la junte au pouvoir.
Ce convoi quittait la ville d’Anéfis, théâtre ces dernières semaines d’âpres combats pour son contrôle.
Début juillet, une offensive d’envergure coordonnée du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affiliés à Al-Qaïda, et des indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA,) s’était soldée par la prise temporaire de la ville, encerclant le camp militaire défendu par les Forces armées maliennes et les paramilitaires russes d’Africa Corps.








