Le président turc Recep Tayyip Erdogan a de nouveau mis en garde Israël mardi, affirmant que le pays avait « un très mauvais bilan » en matière de respect des cessez-le-feu, et que la Turquie, les États-Unis et plusieurs puissances régionales étaient déterminées à faire appliquer l’accord conclu pour mettre fin à la guerre de Gaza.
Dans une déclaration faite à bord de son avion, au retour du sommet de Charm el-Cheikh, Erdogan a indiqué qu’Ankara jouerait un rôle actif dans la reconstruction de la bande de Gaza, en mobilisant des financements auprès des États du Golfe, de Washington et de l’Europe. « Je crois qu’un financement significatif pour les projets préparés par l’Organisation de la coopération islamique et la Ligue arabe sera rapidement débloqué », a-t-il précisé.
Le président turc, qui avait refusé la présence de Benjamin Netanyahou à la conférence, a estimé que les puissances garantes de l’accord devraient surveiller de près son application. Il a averti : « Si cela se transforme à nouveau en génocide, Israël sait que les conséquences seront graves. » Erdogan a également salué les reconnaissances occidentales de l’État palestinien, qu’il considère comme des « jalons vers une véritable solution à deux États ». Il a enfin proposé l’envoi de conteneurs-habitations à Gaza pour loger temporairement les familles déplacées avant l’hiver.








