AccueilLa UNEBarrages : Le taux de remplissage peine à dépasser les 34%

Barrages : Le taux de remplissage peine à dépasser les 34%

La Tunisie figure sur la liste des cinq pays au monde les plus vulnérables au risque accru de sécheresses et de déficit hydrique. En témoigne  la trentaine de barrages du pays, qui servent à l’irrigation des terres agricoles et l’approvisionnement en eau potable, mais qui affichent des niveaux de remplissage alarmants en raison du déficit de pluviométrie.
Le déficit hydrique a également eu un impact sur l’agriculture. La production agricole a diminué de 15% en 2023, en raison de la pénurie d’eau, poussant le gouvernement à prendre des mesures d’urgence, notamment l’importation d’eau et la réhabilitation des infrastructures hydrauliques.

Le taux de remplissage en dessous des attentes !

Les réserves en eau de l’ensemble des barrages au 10 mai s’élèvaient à 800 millions de m3, ce qui équivaut à un taux de remplissage de 34%, un chiffre loin d’être rassurant en ce début d’été qui s’annonce déjà très chaud.

Alors que les précipitations enregistrées sur la période allant du 1er septembre au 9 mai représentent 60% de la moyenne pluviométrique, le déficit des apports en eau pour l’ensemble des barrages est estimé à 63%, ces derniers n’ayant reçu que 37% des apports moyens généralement enregistrés sur la même période.

Plusieurs facteurs expliqueraient le fait que les apports en eau dans ces ouvrages n’ont pas enregistré de nette amélioration pendant plusieurs mois.

Les mesures restrictives mises en place l’année dernière par le ministère de l’Agriculture et la Sonede seront également en vigueur cet été. Le ministère prévoit notamment de creuser de nouveaux forages dans les zones alimentées par les eaux souterraines, d’accélérer l’entrée en service des stations de dessalement dont les travaux touchent à leur fin (Stations de Zarrat et de Sfax), de mettre en place de nouvelles stations de traitement de l’eau des barrages et de procéder cet été aux coupures d’eau conformément au système de quotas.

Appel à exploiter les eaux usées

Alaa Marzouki, coordinateur de l’Observatoire tunisien de l’eau, a récemment souligné la nécessité de prioriser l’utilisation de l’eau et d’éviter le gaspillage.
Il a, dans ce sens, indiqué que les années de sécheresse continuent dans le monde et que « les citoyens doivent s’y préparer ».

Et d’ajouter que depuis mars 2023, les autorités ont approuvé un système de quotas situationnels, mais il s’agit d’une mesure incomplète, selon lui, car l’état d’urgence en matière d’eau n’a pas été déclaré.

Commentant les quantités de pluie enregistrées ces derniers jours, Marzouki a noté que la situation n’est pas différente des années précédentes, qui étaient des années de sécheresse par excellence, considérant que les eaux usées peuvent être une solution alternative.

 « Nous aurions pu investir dans les eaux usées et les traiter pour les rendre utilisables (…) La Tunisie regorge de compétences capables de le faire, d’où la nécessité d’investir dans la recherche scientifique, à cet effet », a-t-il encore dit.

A vrai dire, la Tunisie est en proie à la sécheresse depuis cinq ans. Des études semblent confirmer la persistance de la sécheresse et une réduction sensible de la pluviométrie. Cette aridité prolongée a bien sûr une incidence sur les disponibilités hydriques aussi bien pour l’eau potable que l’eau destinée à l’irrigation.

- Publicité-

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
5,135SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -