Les réserves en eau dans l’ensemble des barrages tunisiens ont enregistré une hausse importante de 28%, pour atteindre 880 millions m3, à la date du 3 juillet 2025, contre 688 millions m3, à la même date de l’année dernière, selon des données statistiques publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).
En comparaison avec la moyenne des trois dernières années (829,1millions m3), cette augmentation reste modeste, au niveau de 6,1%, a encore noté l’ONAGRI, précisant que le taux de remplissage des barrages s’est élevé à 37,2%, à la date du 3 juillet 2025.
Les barrages du Nord, qui accaparent 91,8% de l’ensemble des réserves en eau du pays, affichent un taux de remplissage plus important de l’ordre de 43,5%, ce qui représente une augmentation de 25,3% par rapport à la même période de 2024.
En ce qui concerne les barrages du Centre et du Cap-Bon, leur niveau de remplissage a atteint respectivement 12,4% (56 millions de m3) et 27,2% (16,8 millions de m3).
Pour ce qui est des apports cumulés en eau, enregistrés durant la saison actuelle (du 1er septembre 2024 au 3 juillet 2025), ils ont atteint 959,6 millions m3, soit une hausse de 48,5% par rapport à la saison écoulée (646,2 millions m3).
Toutefois, les apports cumulés en eau ont chuté de 45,5%, en comparaison avec la moyenne enregistrée au cours des dernières années (1762,5 millions m3).
Bénéfiques mais insuffisantes !
Malgré les récentes pluies, les effets sur les barrages restent contrastés
Rappelons que les précipitations, enregistrées à la fin du mois d’août, et début septembre, ont été bénéfiques pour les cultures de nombre de variétés agricoles mais point suffisantes pour améliorer le taux de remplissage des barrages, selon la cheffe de service des ressources hydrauliques au Commissariat de développement agricole à Siliana, Safa Slama.
Elle a ajouté, à l’Agence TAP, que la région a compté six jours pluvieux durant le mois d’août dernier, notant que les quantités les plus importantes ont été enregistrées dans les délégations de Kesra (49 mm), Sidi Bourouis (38 mm) et Makther et Rouhia (30 mm).
Depuis le début du mois de septembre denier les quantités les plus élevées ont atteint 41 mm à El Krib, 28 mm à Gaâfour et 25 mm à Laroussa, a-t-elle ajouté.
En ce qui concerne les réserves en eau, Slama a fait savoir qu’elles se sont élevées à 17% au barrage de Siliana, 21% au barrage Ermil et 2,2% au barrage Lakhmes.La capacité globale de stockage des trois barrages précités, s’élève respectivement à 29 m3, 1,8 millions m3 et 6 millions m3.
A vrai dire, la Tunisie est en proie à la sécheresse depuis cinq ans. Des études semblent confirmer la persistance de la sécheresse et une réduction sensible de la pluviométrie. Cette aridité prolongée a bien sûr une incidence sur les disponibilités hydriques aussi bien pour l’eau potable que l’eau destinée à l’irrigation.
Le gouvernement estime que l’une des priorités de la prochaine étape est de « rationaliser la consommation de l’eau et de faire pression sur la demande dans tous les secteurs, en plus de l’utilisation de ressource non traditionnelles », y compris le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées traitées.








