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« Bel Abîme » dernier roman de Yamen Manai en débat à la Foire internationale du livre de Tunis

« Je revenais du collège quand j’ai rencontré Bella. Une après-midi de novembre, morose. Un garçon triste, chétif, une tête-à-claques, la tête baissée, la peur qui habite ses tripes, et parfois, l’envie d’en finir. On n’imagine pas ce que ressent un enfant quand il faut qu’il se fasse encore plus petit qu’il n’est, quand il n’a pas droit à l’erreur, quand chaque faux pas prend un air de fin du monde. Mais en l’entendant, ce jour-là, j’ai redressé le menton ».

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Dans son dernier roman « Bel Abîme » sorti chez les éditions Elyzad, Yamen Manai conte « avec fougue le cruel éveil au monde d’un adolescent révolté par les injustices. Heureusement, il a Bella. Entre eux, un amour inconditionnel et l’expérience du mépris dans cette société qui honnit les faibles jusqu’aux chiens qu’on abat « pour que la rage ne se propage pas dans le peuple ». Mais la rage est déjà là ».

« Bel Abîme » est le dernier ouvrage de Yamen Manai sorti chez les éditions Elyzad (2021). Le roman sera présenté à la foire internationale du livre de Tunis (FILT, du 11 au 21 novembre 2021) selon le calendrier suivant :

Vendredi 12 Novembre :

– de 15h30 à 16h30: Débat à la foire du livre d’El Kram

– de 17h30 à 19h: Présentation & Signature à la librairie Clairefontaine

Samedi 13 Novembre : à la foire d’El Kram:

– de 14h à 15h30: Signature à l’espace Bookspace

– de 16h à 17h: Débat au stand de l’IFT

Selon la chronique de l’auteur Riadh Smida, « Bel abîme », cinquième roman de Yamen Manai, est une longue tirade émotionnelle, racontée par le personnage principal : un adolescent tunisien qui vient d’être arrêté pour un crime haineux et qui va devoir s’expliquer et démystifier ses motifs et les causes de son déclic auprès de son avocat et du psychologue qui vont l’interroger . Il va ainsi développer , méticuleusement , les origines de son outrage âpre et brutal .

C’est un récit chargé de mélancolie, de déréliction et d’amertume. Cependant , il cache bien une très belle histoire d’amour : un amour différent, purement innocent et irréprochablement intact : l’amour dédié à Bella .

Au fur et à mesure, le lecteur va faire connaissance de cet « être » qui va s’introduire d’une manière brusque dans sa vie et qui va la bouleverser.

L’héros, jadis perdu dans ce monde abruti et victime, selon ses propres convictions , d’une société malsaine et d’un pays en faillite, dont la majorité du peuple, gouverneurs, Hommes au pouvoir, sont souverainement anthropophages et délinquants en quelque sorte, va se laisser entièrement absorbé par le charme de son attachement exubérant à Bella et va oublier petit à petit les atrocités de sa triste réalité. Mais,hélas, dommage que ça ne va pas durer , et que ce joli lien , cette connexion gracieuse et intarissable, va être rompue d’une manière champêtre.

Il s’agit selon ses propos d’un texte émouvant, déroutant et excessivement affectant. Ecrit, note Riadh Smida, avec une certaine aberrance débordée et un vif sentiment de rancune, il est muni d’une forte sensibilité et d’une subtilité hallucinante.

Un texte qui résume entre autres, le mélange de nos propres sentiments et de nos conflits internes, en tant que citoyens tunisiens .

Et qui nous pousse à réfléchir sur notre propre existence dans les circonstances actuelles que nous vivons. Il mène à déployer les limites de nos pensées et de nos actes manqués . Il chavire nos âmes déboussolées et les guide , de façon absurde et proprement mystérieuse , vers la lumière. Parce que la douleur, la colère et la rage , sont aussi des suspensions luminaires qui aboutissent à l’absolution, parfois.

Ecrivain tunisien vivant à Paris, Yamen Manai a cinq romans qui tiennent du conte philosophique, engageant le lecteur à une réflexion sur le monde actuel : dictatures, fanatisme religieux et écologie. Chacun de ses romans a reçu des prix littéraires, en France et en Tunisie notamment le Comar d’Or 2009 pour son roman « Pour La Marche de l’incertitude », le Comar d’Or 2017 pour « L’Amas ardent » un livre qui a remporté la même année plusieurs distinctions dont le Prix des Cinq continents de la francophonie et le Grand prix du roman Métis.

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