AccueilPresse localeBethabet: Le Conseil supérieur de la magistrature, priorité de la réforme judiciaire

Bethabet: Le Conseil supérieur de la magistrature, priorité de la réforme judiciaire

Le bâtonnier de l’Ordre national des avocats de Tunisie, Boubaker Bethabet, a affirmé lundi 20 juillet 2026 que la rencontre qu’il a récemment tenue avec le secrétaire général de l’UGTT, Salah Eddine Selmi, s’inscrit dans le cadre des réunions périodiques entre les deux organisations. Il a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une nouvelle initiative, mais d’un échange avec la nouvelle direction de la centrale syndicale afin de discuter de la situation nationale et des enjeux sectoriels.

Intervenant dans l’émission « Midi Express », il a expliqué que ces rencontres constituent une occasion de partager les points de vue sur la réalité des organisations nationales et sur l’avenir du pays, dans un contexte marqué, selon lui, par l’absence de dialogue avec les autorités. Il a souligné que la Tunisie a besoin d’un dialogue national capable de contribuer à la recherche de solutions aux défis actuels.

Le bâtonnier a plaidé pour une approche participative dans la gestion des dossiers nationaux, estimant que l’absence de concertation et le refus du dialogue risquent d’aggraver les difficultés. Il a assuré que l’Ordre national des avocats est disposé à soutenir toute initiative servant l’intérêt du pays, tout en considérant que les conditions actuelles ne permettent pas encore le lancement d’un véritable dialogue institutionnel. Il a toutefois indiqué que les contacts avec les différentes organisations nationales se poursuivent en attendant un contexte plus favorable.

Le Conseil supérieur de la magistrature, priorité de la réforme judiciaire

Concernant les revendications de la profession, Bethabet a indiqué que l’Ordre des avocats place les dossiers professionnels au premier rang de ses priorités, tout en privilégiant le dialogue avec les responsables publics afin de parvenir à des solutions concrètes.

Selon lui, la principale attente des avocats demeure la réforme du système judiciaire, à commencer par la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature, considéré comme le garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il a rappelé que cette instance est chargée de gérer les affaires de la magistrature, de superviser les nominations, les mutations, le comblement des postes vacants, les procédures disciplinaires ainsi que le mouvement judiciaire annuel, tout en assurant les garanties nécessaires aux magistrats.

Il a également indiqué que le Conseil supérieur provisoire ne se réunit actuellement plus en raison de plusieurs postes vacants, estimant que l’achèvement de sa composition permettrait de résoudre une partie importante des difficultés rencontrées par les tribunaux et d’améliorer leur fonctionnement grâce à un minimum de dialogue et de concertation.

Évoquant le Plan de développement 2026-2030, le bâtonnier a estimé que le document aborde la politique de la justice, mais qu’il ne propose ni un diagnostic précis de la situation actuelle ni des indicateurs chiffrés permettant d’évaluer le secteur.

Il a également critiqué l’interdiction faite aux médias d’assister à certaines audiences, rappelant que le principe de la publicité des débats constitue une garantie essentielle de transparence. Il a insisté sur le fait qu’une approche participative permettrait d’éviter de nombreuses erreurs et de prévenir plusieurs crises.

Et d’appeler à une reconnaissance effective du rôle de l’avocat au sein du système judiciaire. Il a également souligné la nécessité de traiter la situation de la caisse de prévoyance et de retraite des avocats et de réviser le cadre juridique qui la régit afin d’assurer sa pérennité et de préserver les droits des générations futures.

- Publicité-

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
5,135SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -