Le 14 mars 2016, le Conseil a conclu la procédure de consultation avec le Burundi au titre de l’article 96 de l’accord de partenariat UE-ACP (accord de Cotonou). Les propositions d’engagements présentées par le gouvernement burundais sont insuffisantes pour répondre aux préoccupations de l’UE. Celle-ci a suspendu les appuis financiers directs fournis à l’administration burundaise, y compris les appuis budgétaires, mais maintient intégralement son soutien financier à la population et son aide humanitaire.
Dans sa décision, le Conseil a également énoncé des mesures spécifiques que le gouvernement burundais doit prendre et qui sont susceptibles de permettre la reprise d’une pleine coopération.
Federica Mogherini, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a déclaré: « La situation au Burundi reste très préoccupante pour l’UE, bien que nous ayons récemment entrevu quelques lueurs d’espoir. La décision prise aujourd’hui indique clairement que, pour que nos relations reprennent totalement, nous attendons qu’un certain nombre de mesures concrètes soient mises en œuvre.
L’effort que nous demandons est réalisable, avec de la volonté et de la détermination: il repose sur des mesures et des processus déjà mis en place par l’Union africaine, la Communauté est-africaine et l’Organisation des Nations unies, et salués par les cinq chefs d’État africains mandatés par l’Union africaine.








