De nouveau, les chiffres de l’INS, le statisticien national, apportent un démenti flagrant à certains alibis présidentiels de Kais Saïed, et ses recherches de boucs émissaires pour expliquer les défaillances de sa politique économique, si elle existait un jour, et ses postures disculpantes par le complotisme à toutes les sauces.
Première évidence, les biens de consommation sont « indemnes » de toute accusation de détérioration de la balance commerciale. Deuxième évidence, ce sont les matières et les semi-produits que la Tunisie importe le plus, après les carburants et les céréales notamment. Et le meilleur des ministres du Commerce, ne peut rien y changer. Regardez les chiffres de l’INS :
- La Tunisie importe toujours plus qu’elle n’exporte
Au terme de l’année 2022, les échanges commerciaux en valeur demeurent sur la même tendance, caractérisée par un rythme plus actif à l’import que l’export. En effet, les exportations ont progressé de +23,4% contre +20,5% durant l’année 2021. Elles ont atteint le niveau de 57573,2 MD contre 46654,2 MD durant l’année 2021.
Quant aux importations, elles ont évolué plus rapidement avec un taux de +31,7% contre +22% durant l’année 2021. En valeur, les importations ont atteint 82789,2 MD contre 62864,9 MD durant l’année 2021.

Suite à cette évolution au niveau des exportations et des importations, le solde commercial s’établit en fin d’année à -25216 MD contre -16210,7 MD durant l’année 2021. Le taux de couverture a perdu 4,7 points par rapport à l’année 2021 pour s’établir à 69,5 %.
Le classement des pays avec lesquels la Tunisie perd beaucoup au change commercial, met en 1ère place la Chine. Mais l’INS ne dit pas ce qu’on en importe. Tout comme la Turquie. Et si l’INS daignait faire l’effort d’une meilleure communication, on pourrait peut-être découvrir que ce n’est pas de la camelote à la chinoise de chez l’Empire du milieu, usine du monde, ou uniquement des glibettes de la Turquie, car pour l’Algérie, on sait que ce sont les hydrocarbures qu’on importe le plus de chez le voisin de l’Ouest.
- Biens de consommation, la portion congrue des importations
Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 25216MD. Ce déficit provient principalement de celui enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-8532,5 MD), la Turquie (-3958,8 MD), l’Algérie (-3908,4 MD), la Russie (-2758,9 MD), ainsi que l’Italie (-2302 MD) et l’Espagne (-772,3 MD).

En revanche, le solde de la balance commerciale des biens a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement la France (4432,7 MD), l’Allemagne (2944 MD) et la Libye (1899 MD).
D’autre part, les résultats montrent que le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à -14649,2 MD et que le déficit de la balance énergétique s’établit à -10566,8 MD (41,9% du déficit total) contre 5219,2 MD durant l’année 2021.
Il appert ainsi, et le chiffre a la tête dure, que c’est l’importation des hydrocarbures qui « bouffe » la grande majorité des réserves en devises de la Tunisie (elles étaient à 22,655 Mds DT ou 99 jours d’importation au 16 janvier 2023), suivis par les matières premières et demi-produits qui, avec les biens d’équipement sans lesquels il n’y aura pas de production dans le pays, veulent dire généralement qu’il y a de l’investissement du secteur privé. Les produits d’alimentation ne viennent qu’en 3ème place du déficit commercial, et les biens de consommation qu’on accuse à tort d’être la cause principale du déficit, ne sont qu’à la 4ème petite place. Ce sont là des faits, et non une analyse de chiffres !









oui les chiffres montrent bien les déficits qu’ on peut réduire les importations des produits des énergies si on a investit depuis longtemps dans les énergies renouvelables surtout le solaire à l’instar du Maroc et on a investit dans le transport commun performant plutôt de favoriser le transport individuel les louages et les taxis sources de pollution et de consommation de carburants et des accidents et si on a développé notre culture céréalière en accordant des compensations à nos producteurs locaux pour au moins atteindre notre autoconsommation qui augmente considérablement avec l’accroissement démographique de notre population doublée par une migration subsaharienne et asiatique , on peut réduire nos importations de Chine et de Turquie en interdisant des produits superflus ou ceux qu’ on peut les produire dans le pays comme la quincaillerie légère les robinetteries et d’autres même si la production locale est plus plus chers autrefois il existe une usine de fabrication de panneaux solaire photovoltaïque elle est fermée depuis de 2019 et on les importe en grande quantité de Chine et pourtant ce n’est pas la haute technologie .