AccueilLa UNEDbeibeh à Tunis pour recoller les morceaux

Dbeibeh à Tunis pour recoller les morceaux

Finalement, il ne se serait agi que d’une crisette venue troubler un tant soit peu l’exorde de ce qui était censé devenir le long fleuve tranquille des nouvelles relations tuniso-libyennes. La bonne volonté a prévalu et la porte de l’inévitable bon  voisinage s’ouvre de nouveau à deux battants pour remettre sur le droit chemin ce qui a  été construit en si peu de temps mais au prix d’inlassables efforts par Tunis et Tripoli.

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Signe patent de ces retrouvailles, le Premier ministre libyen, Abdelhamid Dbeibeh, viendra demain jeudi en Tunisie et rencontrera le président de la République,  Kais Saied, après des semaines de frictions entre les deux pays voisins  au sujet de la sécurité.

C’est Dbeibeh lui-même qui l’a annoncé  au Parlement libyen, basé dans l’Est du pays. « Nous n’accusons pas l’Etat tunisien. La confusion est normale et nous répondons à toute accusation », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il déjeunerait avec Saied jeudi.  

Le Premier ministre libyen, dont les propos sont rapportés par l’agence de presse turque Anadolu, a assuré que la Libye  »n’accuse pas la Tunisie d’exporter le terrorisme, car c’est un pays ami, frère et voisin, et les relations bilatérales doivent être officielles, populaires et économiques’, faisant savoir que la  Libye et la Tunisie  »doivent ouvrir les postes frontaliers ».

Le 31 août dernier, déjà, Dbeibeh avait promis dans un tweet que  »les fausses allégations concernant la situation sécuritaire entre les deux pays n’affecteront pas la profondeur des relations fraternelles. Nous demeurerons un seul peuple au sein de deux pays. »

Réponse univoque

Une réponse univoque  aux rumeurs propagées, le 24 du même mois, par des médias tunisiens et libyens selon lesquelles des  dizaines de terroristes de la base d’Al-Wattia dans l’ouest de la Libye formaient le projet  d’attaquer la Tunisie, ce qui a été réfuté par des déclarations officielles des deux pays.

Les point de passage frontaliers terrestres entre la Tunisie et la Libye sont fermés depuis le 8 juillet en raison de la propagation du variant delta du coronavirus dans le pays. Et bien que le gouvernement libyen ait annoncé le 17 août, la réouverture des frontières terrestres et la reprise des liaisons aériennes avec la Tunisie, cette décision était restée en l’état et n’a pas été suivie d’effet à ce jour.

La volonté de passer l’éponge était également partagée par la Tunisie dont le ministre des  Affaires  étrangères, Othman Jerandi, a réaffirmé l’engagement commun des deux pays e maintenir des liens étroits et d’œuvrer à leur développement dans l’intérêt des deux nations.

Il a fait cette déclaration lors d’une rencontre avec l’ambassadeur américain en Tunisie, Donald Bloom. Les deux parties ont échangé leurs points de vue sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye, selon un communiqué du ministère tunisien des Affaires étrangères.

Les relations entre la Tunisie et la Libye ont récemment été tendues après que des responsables tunisiens aient affirmé que des groupes terroristes utilisent la base libyenne d’Al-Wattia, près de la frontière avec la Tunisie.

Dans l’entretemps, les médias des deux pays , peu en reste,  ont continué à faire circuler des rumeurs selon lesquelles la présidence tunisienne aurait refusé de recevoir Dbeibah en Tunisie, ce qui n’a été ni confirmé ni démenti par les deux parties.

Esclandre libyo-libyen !

L’affaire a même viré en un esclandre libyo-libyen , le Conseil présidentiel (CP) ayant déploré la déclaration du président  du Haut Conseil d’Etat (HCE), Khaled Al-Mishri, concernant la visite du membre du CP, Abdullah Al-Lafi, en Tunisie.

Dans un communiqué,  le Conseil a confirmé qu’il avait envoyé Al-Lafi en tant que son représentant en Tunisie pour « suivre les développements politiques dans le pays, compte tenu des responsabilités du Conseil d’être au courant de ce qui se passe dans les pays voisins, précise le site Libya Observer.

La déclaration a été faite en réponse à l’intervention d’Al-Mishri sur la visite d’Al-Lafi en Tunisie sur une chaîne de télévision locale, dans laquelle il a affirmé que la visite n’avait pas été organisée par le Conseil présidentiel, mais  il s’agit plutôt d’une visite « personnelle », et que « Al-Lafi a commis une erreur en effectuant cette  visite ».

Le Conseil présidentiel a confirmé qu’il prenait ses décisions par voie de vote, appelant toutes les parties à travailler conformément aux termes de référence spécifiques stipulés par la loi, et aux résultats de l’accord politique, selon la déclaration.

« Nous réaffirmons que les positions et les travaux du Conseil présidentiel, en tant qu’autorité souveraine, sont pris à l’unanimité, et nous confirmons notre engagement envers le processus politique, la voie démocratique et la feuille de route, qui a été stipulée dans l’accord politique », indique la déclaration.

1 COMMENTAIRE

  1. Je respecte les gens qui reconnaissent leurs erreurs et s’excusent. Les relations Tuniso-libyennes doivent primer sur les gaffes des responsables que ce soit du côté libyen ou tunisien.

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