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De grands projets routiers en voie d’achèvement et d’autres en instance de démarrage

C’est peut-être l’un des paradoxes qui caractérise la Tunisie. Le pays, qui en est réduit à racler les fonds de tiroir, se trouve engagé dans une série de projets d’infrastructures routières  immenses et d’autres de moindre envergure tant en termes de coût, d’efficacité que de rentabilité économique. Le directeur général des ponts et chaussées au ministère de l’Equipement Salah Zouari l’a  confirmé en soulignant que les régions de l’intérieur sont actuellement les témoins de àl’achèvement d’un certain nombre d’entre eux.

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Il a mentionné l’autoroute Tunis-Jelma, qui relie M’hammedia, Fouchena, Fahs et Kairouan à la périphérie de Jelma depuis le gouvernorat de Sidi Bouzid sur un tronçon de 180 km,  qui est l’un des plus grands projets  pour la réalisation duquel est mobilisée une enveloppe aux alentours de 1,6 milliard de dinars.

 Le projet en est  maintenant  au stade de la préparation de la  sélection des offres, et les travaux devront démarrer au début de l’année prochaine.

Il  a précisé que le projet est financé par des prêts du Fonds arabe pour le développement économique et de la Banque européenne d’investissement.

Dans le même contexte, Zouari indiqué dans une interview à Africanmanager ar  que le projet de modernisation de la route régionale n°117 au niveau de la Chaussée romaine reliant Djerba et Zarzis dans  le gouvernorat de Médenine  est en cours de réalisation  moyennant un financement  estimé à 50 millions de dinars.

Il  précisé que l’entreprise chargée de la construction de l’ouvrage est engagée dans  un processus d’excavation de la mer pour extraire le sol argileux puis la remblayer avec des pierres pour pouvoir construire l’ouvrage routier.

Il a souligné aussi que ce projet avec ce coût et ce type de travaux est considéré comme l’un des plus importants projets lancés dans le gouvernorat Médenine.

Il dédoublera la route et créera deux sens d’entrée et deux sorties de l’île de Djerba. De plus, il y  aura un deuxième pont d’une longueur de 160 mètres, ce  qui est de nature à réduire le  nombre des accidents et facilitera la circulation sur cette route, qui garantit un passage quotidien de plus de 13 000 véhicules.

Parallèlement, les travaux de l’autoroute reliant la ville de Tataouine à l’autoroute A1 se poursuivent dans la ville de Médenine, pour un coût total de 120 millions de dinars.

Les travaux ont enregistré une progression de 35%, étant noté que la route s’étend sur une longueur de 50 km.

Des négociations avec la Banque mondiale

Zouari  a encore fait savoir que  le projet de la route nationale n°16, qui relie Gabès et Hamma, sur une  distance de 21,3 km, a coûté environ 40 millions de dinars.

Il est également prévu que dans la période à venir, un nouveau projet de route verra le jour. Cet ouvrage  va relier Kasserine à Sfax, en passant par Sidi Bouzid, sur une longueur de 200 km, pour un coût d’environ 1200 millions de dinars.

« Les négociations avec la Banque mondiale et la Banque européenne d’investissement concernant le financement ont atteint des stades avancés » Indique le responsable, et l’accord de prêt sera bientôt formellement conclu.  A un stade ultérieur, la demande de propositions pour l’achèvement des travaux sera lancée.

Il a également confirmé  au sujet de la  rénovation de la route reliant Ain Oktor et Korbous, que  l’avancement des travaux a atteint 20%, pour un coût total  estimé à 90 millions de dinars.

Des projets qui pèsent 2,5 milliards de dinars

Salah Zouari a indiqué que le réseau routier numéroté en Tunisie est d’une longueur de 20 000 km, tandis que le réseau des autoroutes est long de 800 km, avec une distance pouvant aller jusqu’à 1 200 km après l’achèvement des futurs projets.

Quant aux pistes vicinales, elles totalisent 50 000 km, sachant qu’il est projeté de  bitumer 25 000 km, toujours selon la même source.

Le responsable a également révélé que les projets en cours de réalisation ont mobilisé des fonds d’un coût total de 2,5 milliards de dinars, « avec l’espoir qu’un projet de 3 milliards de dinars verra le jour l’année prochaine », indiquait-il.

En ce qui concerne les effets de la  crise sanitaire, il a souligné que la pandémie du coronavirus a entraîné la perturbation de nombreux projets et un arrêt complet des travaux dans certaines zones, ce qui a causé un retard important au niveau de l’avancement des travaux.

Quant au retard dans l’achèvement des projets et le dépassement des délais convenus, Zouari a expliqué que ceci est dû à des problèmes fonciers dont le processus de règlement est long, et que ceci n’a rien à voir avec le financement, étant donné que les projets ne passent au stade de l’exécution  qu’une fois obtenus les  crédits nécessaires y afférents.

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